Nettoyage en mer

mardi 29 juin 2010 à 09:15 | Publié dans actions antenne 64 | 5 commentaires
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Dimanche 27 juin 2010. Quelques représentantes des antennes Côte Basque et Sud Landes de Surfrider embarquent dans le port de Saint Jean de Luz à bord de l’Itsas Belara pour participer à un ramassage des déchets en mer (voir le parcours effectué) aux côtés du capitaine Camille, de Luciano et de  Germain. Récit en suivant le lien.

Le bateau quitte le port avec les premiers rayons du soleil et longe les falaises d’Urrugne.

Chaque jour, y compris le dimanche, ces marins ont pour mission de ramasser les déchets flottants avant que ceux-ci n’atteignent les plages. Ce nettoyage se pratique chaque année depuis 7 ans, durant 3 ou 4 mois durant la période estivale. Il est organisé par le syndicat mixte Kosta Garbia composé de la Communauté d’Agglomération du BAB, la ville de Bidart, la Communauté de Communes Sud Pays Basque et le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques.


Le bateau est équipé d’un chalut de surface, permettant, telle une grande épuisette avec des mailles assez fines, de récupérer aussi les petits débris. Les déchets s’accumulant sur les lignes de courant, le bateau suit ces lignes afin de réaliser cette déprimante collecte.

Un treuil de levage permet de remonter des poids importants. Pour avoir essayé, un simple sac en plastique peut être déjà bien lourd et difficile à remonter quand il est rempli d’eau. Le travail est physique.


Camille nous explique qu’ils ramassent en priorité les filets de pêche car ils représentent un danger s’ils se prennent dans l’hélice, ensuite est ramassé le plastique, qui compose la plus grande partie des déchets.


De gros morceaux de bois sont aussi montés à bord car ils représentent un danger pour les bateaux.

Ce jour là les conditions sont médiocres, le vent d’ouest a tendance à couper les lignes de courant que les déchets suivent, et les « nids » sont difficiles à trouver. Un bateau de pêche ayant constaté un amas important nous appelle pour nous indiquer la zone.

La pêche est « bonne », au bout de 5 heures, nous reviendrons avec 3 big bags bien remplis, soit 3 bons mètres cube. Les déchets sont ensuite pesés triés, le bois valorisé d’autant plus facilement qu’il n’y a pas de sable.

Camille nous confie tout de même son désarroi « Nous faisons ça pour nos enfants, c’est toujours ça de moins qui arrive sur les plages, mais c’est comme ça chaque jour, chaque année, et nous constatons cette année encore plus de déchets que les précédentes. Et depuis 15 jours c’est encore pire. »


La pause repas.

Nous remercions l‘équipage de son accueil et Luciano pour sa très bonne omelette aux piments. Le travail est dur mais ils s’y attèlent chaque jour sans relâche, car « c’est toujours ça de moins ».

Il faut savoir que pendant une durée de 90 jours (1er juin au 31 aout), la campagne 2009 a permis de récolter 10 tonnes de plastiques (environ 90 m3, soit l’équivalent de près de 6 terrains de football de déchets bien étalés à plat) et 3,5 tonnes de bois. Le coût total de la campagne 2009 est d’environ 55 000 €.

Les solutions sont bien sûr en amont, sur la production, sur notre consommation et la gestion de nos déchets. Le plastique sous toutes ses formes représente 70% des déchets flottants. Consommons moins de plastique… Il y en aura moins dans la mer !

5 commentaires »

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  1. Toutes mes félicitations à l’équipage de l’Itsas Belara pour leur travail.
    Si le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques pouvait maintenir cette activité tout le long de l’année, si le Conseil Général des Landes pouvait s’en inspirer, si le Conseil Régional pouvait apporter leur soutien…
    Merci, Valérie, pour ton reportage

  2. Merci pour ce travail. Peut-être que si les pollueurs voyaient leur conséquences, ça les ferait réfléchir…

    • Nous sommes tous des pollueurs ! C’est peut-être difficile à entendre et à accepter, mais ce sont les comportements individuels qu’il faut changer autant que ceux des industriels et des collectivités (des communes jusqu’aux différents ministères).

      Gardons en tête la règle des 3 R : réduire, recycler, réutiliser. Privilégions l’achat d’objets solides et durables (une gourde en métal plutôt qu’une bouteille en plastique jetée dès qu’elle est vide) et fuyons les produits sur-emballés par exemple.

      Vous avez d’autres idées simples pour consommer mieux. Ajoutez-les en commentaire.

      • Quel choix avons-nous? Quel est la chaine de magasin en France (LECLERC, CARREFOUR, INTERMARCHE, ALDI ou LIDL…) qui propose ses yaourts, ses viandes, ses légumes, sans pot ou conditionnement plastique. L’Union Européenne a t’elle aujourd’hui imposé à tous les pays membres des pochettes bio-dégradables?
        Après l’interdiction de la commercialisation des poissons pêchés dans le Rhône et maintenant dans la Seine, ne serait il pas stupide de consommer l’eau du robinet? Qui se portera garant de leur qualité, Surfrider?
        Une idée : j’ai honte de voir les bouteilles plastique qui jonchent les bords de nos routes et nos océans… Ne pourrions nous pas nous inspirer du système allemand? Lorsque vous vous achetez une bouteille d’eau ou de bière, elle vous est consignée à la caisse 25cents à 50cents d’euros. Vous la ramenez dans la chaine de magasin, la consigne vous est remboursée.
        Il est évident que vous ne la jetterez pas au bord du chemin ou de la route…
        De même, ils effectuent un ramassage tous les quinze jours dans les rues de tous les plastiques(barquettes, pots de yaourts, films plastiques…)
        L’Allemagne, dans le respect de l’environnement, n’est pas exempte de tous reproches, mais sûrement plus en avance que la France…
        Ce ne sont que des idées, elles ne s’imposeront pas à ceux qui nous dirigent.
        Je reste aux côtés de Surfrider, il nous faut agir, faire changer.

  3. Je voudrais revenir sur les 3R car ils sont dans le désordre ci-dessus. En effet, par ordre décroissant, la logique veut qu’il faille d’abord REDUIRE nos déchets et leurs sources (la production de déchets des ménages sur le BAB est encore bien plus élevée que la moyenne nationale par personne), ensuite il est important de RÉUTILISER (comme le suggère Jean Luc avec le système de consigne par exemple ou bien donner une seconde vie au produit qui se trouve dans son état initial, sans transformation de refonte par exemple. Les exemples de réutilisation sont infinis). Enfin, si l’on n’a pas pu Réduire, ni Réutiliser, on RECYCLE. Càd, faire du tri sélectif pour que les matériaux soient refondus ou réduits en matériaux de base pour en refaire d’autres (le plastique refera du plastique ou de la fibre polaire, l’acier fera des outils, des cadres de vélo… etc. Gardez aussi en tête que le papier ne peut être recyclé que trois à quatre fois maximum car les fibres deviennent trop fragiles et inutilisable contrairement au verre qui est recyclable à l’infini mais qui implique une consommation d’énergie phénoménale pour fondre le calcin).

    Quant à l’origine des pollutions, le sujet est vaste. Il est vrai que nous sommes TOUS pollueurs et que le changement ne peut venir que de nous d’abord… les institutions et pouvoirs publics réagissant souvent en fonction du mouvement « de la rue », des citoyens et de leurs modes de consommation.
    C’est d’ailleurs le consommateur qui a ce fabuleux pouvoir de choisir d’acheter ou de boycotter! C’est le consommateur qui influence les industriels dans leurs choix de production et de marketing. Résistez aux sirénes de la surconsommation et des produits inutiles et polluants (directement ou indirectement ; les gadgets et produits à usage unique, outre le fait qu’ils soient souvent en plastique ou en matériaux qui mettront des décennies avant de se dégrader, ont nécessité de l’eau (souvent beaucoup), de l’énergie pour être produits, ont généré de la pollution pour être acheminés sur nos points de vente et ont souvent des répercutions économiques désastreuses car ils ont été produits dans des pays peu regardant sur les législations de travail, de santé et de sécurité humaine et créent donc un non emploi de la main d’oeuvre française. Tout est en fait imbriqué! Notre réflexion doit se faire au quotidien dans chacun de nos actes ; « quel impact a mon geste sur l’économie de mon pays, sur la nature et sur mes concitoyens? »…


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