Itsas Arima

dimanche 24 février 2013 à 21:23 | Publié dans protection environnement | Laisser un commentaire
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Rorqual-commun

Logo-Itsas-ArimaItsas Arima, l’âme de la mer est une toute nouvelle association qui vous offre la possibilité d’aller observer les baleines et les dauphins juste à côté de chez vous, sur les côtes basco-landaises depuis Pasaia / San Sebastian. Elle propose de vous embarquer sur un  ancien thonier, le Mater, transformé aujourd’hui en bateau-musée, d’entrer quelques heures dans la peau d’un scientifique et participer à la protection de la faune marine. Elle fait le pari que mieux connaître son environnement c’est aussi donner envie de mieux le protéger.

L’équipe est formée d’un Docteur en génétique et de deux Ingénieures en biologie marine spécialisées en acoustique et en cartographie.

L’association a aussi pour objectif de développer un programme scientifique de suivi régulier des populations de prédateurs supérieurs (mammifères marins, tortues, requins) du golfe de Gascogne sud et leurs interactions avec les écosystèmes.

Nous avons quelques questions à ses dirigeants pour comprendre les buts de l’association.

Quelles espèces peut-on rencontrer à proximité de nos côtes ?

Le grand public reste très peu informé sur les écosystèmes marins et les problématiques lui référant. En effet, lors d’un sondage d’opinion  réalisé en août 2012 sur 380 personnes, 90% des personnes interrogées ignoraient la présence de mammifères marins, requins et tortues de mer sur les côtes basco-landaises. Or plus de 20 espèces de cétacés sont présentes sur ce site et autant pour les requins. En effet, il est possible d’observer de nombreuses espèces de dauphins, des marsouins, des baleines à bec, des rorquals, des phoques, des tortues caouanne et luth, un grand nombre d’espèces de requins, comme le peau bleu, le requin lézard, ou encore le requin pèlerin, et on peut même observer parfois, plus exceptionnellement, des baleines à bosses ou des phoques du Groenland.

L’association a pour objectif de réaliser le suivi des prédateurs. Ces observations ne sont-elles pas déjà réalisées ?

À ce jour, les données sur les mammifères marins vivants ont été obtenues lors de campagnes ponctuelles d’observation visuelle par le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins (ex: Scan II : été 2004, CODA : juillet 2007). Malgré un suivi sur le long terme déjà initié par cet organisme et le Centre de la mer, la fréquence d’échantillonnage dans la région reste faible : 1 campagne (de 42 jours) /an pendant les campagnes PELGAS et 1 sortie/mois à bord du navire des douanes. Des relevés aériens ont également été effectués ponctuellement lors des campagnes PELGAS.

Notre objectif est donc de compléter la base de données déjà existante en instaurant un suivi régulier, sur l’ensemble de l’année, de toutes les espèces de prédateurs supérieurs, avec une fréquence d’échantillonnage plus importante ; 128 sorties/an en moyenne.

Actuellement, la distribution spatio-temporelle et la biomasse des petits pélagiques disponibles pour les pêcheries sont également déterminées par des campagnes ponctuelles. Notre objectif est d’obtenir des informations simultanées sur la biomasse totale des stocks halieutiques et des prédateurs supérieurs.

Du point de vue génétique, seules des informations post-mortem sont disponibles pour les mammifères marins.

Concernant les autres espèces de prédateurs supérieurs, comme les requins et les tortues, aucun recensement n’a actuellement été mis en place, les informations disponibles proviennent uniquement des pêcheurs-professionnels.

Vous misez donc sur des techniques innovantes pour étudier les espèces ?

L’utilisation de nouvelles techniques comme l’acoustique passive (hydrophone) pour les cétacés nous apportera des informations sur des espèces présentes dans la région et parfois difficilement observables comme par exemple les baleines à bec dont les vocalises se propagent sur plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kilomètres. Ainsi nous pourrons déterminer la distribution spatio-temporelle des mammifères marins, ce qui nous informera également sur l’abondance de ces prédateurs sur le site d’étude.

L’acoustique active  nous permettra d’analyser la distribution de la biomasse totale des petits pélagiques à chacune de nos sorties. Dans un premier temps, les sondeurs seront utilisés 4 mois/an mais notre optique est d’étendre ces enregistrements sur l’ensemble de l’année.

Notre programme permettra donc d’améliorer la connaissance de la ressource. Les prélèvements génétiques se feront sur des individus vivants à l’aide d’un fusil de prélèvement Ils nous permettront d’identifier les individus et nous renseigneront sur la provenance des populations présentes sur le site.

En ce qui concerne les requins et les tortues, toute donnée récoltée au sein de ce programme sera primordiale pour la connaissance de ces espèces et permettront d’élaborer les premières cartes de distributions.

L’ensemble des résultats sera transmis à la fois sous forme de publication scientifiques et de compte rendu semestriel aux scientifiques et aux comités des pêches concernés. Les navires ayant participé à l’acquisition des données seront dûment cités dans ces rapports. Des panneaux pédagogiques seront produits et des conférences grand public seront organisées.

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Le Mater, ancien thonier, transformé en bateau musée qui sert aujourd’hui pour les sorties d’observation

Un beau projet donc, en cours de construction, avez vous des impératifs en terme de besoins pour vous réaliser, des messages à faire passer ?

La première partie de notre projet est déjà mise en place, à savoir l’organisation des sorties avec le public. Si vous souhaitez en savoir davantage, rejoignez-nous sur facebook http://www.facebook.com/itsas.arima?ref=ts&fref=ts ou sur notre site internet : www.itsasarima.com. Cette étape est essentielle car elle va nous permettre d’acquérir les données. Aussi nous avons besoin du soutien de tous pour participer et pour diffuser notre activité car les sorties en mer ne pourront se dérouler que si le navire est complet, à cause du coût de la navigation.

En ce qui concerne le matériel, nous possédons déjà le matériel de base à l’observation visuelle. Nous avons effectué des demandes pour le matériel d’acoustique passive et de génétique. Nous pensons mettre en place dès cette année ces 2 techniques. En revanche les sondeurs nécessaires à l’étude de la biomasse  halieutique ne seront mis en place que lorsque nous obtiendrons les financements suffisants. Ce sera raisonnablement possible que l’année prochaine ou l’année suivante.

Pour conclure, si vous souhaitez nous aider, diffuser notre activité et parlez-en autour de vous.

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