Un Manchot contre les Fossiles

jeudi 7 avril 2016 à 19:02 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
Sans titre
Crédit photo: Océane Conilh de Beyssac

Hier, mercredi 6 Avril 2016, l’antenne de bénévoles de Surfrider Côte basque ainsi que des représentants de Surfrider Foundation Europe ont répondu présent à l’appel lancé par ANV COP21, les Amis de la Terre, 350.0rg et bien évidemment BIZI! pour un rassemblement public et non violent à Pau.

C’est en fin d’après-midi que des centaines de personnes ont formé une « ligne de vie » face au palais Beaumont, qui accueillait jusqu’à ce soir le congrès MCEDD. Le but de ce rassemblement de techniciens travaillant pour les 5 plus grandes compagnies pétrolières, était de résoudre une équation impossible: réduire les coûts d’une extraction offshore pourtant plus difficile, dangereuse et donc toujours plus onéreuse.

ECHAFAUD POUR UN MANCHOT

Notre antenne a défilé avec un derrick auquel était pendu un manchot et une bulle disant « A la COP 21 on m’aurait menti ? ». Les manchots présents à nos côtés lors des accords sur le climat à Paris, sont le symbole de notre lutte contre le changement climatique. Hier, se balançant au bout d’une corde, il était là pour rappeler que toute décision qui vise à maintenir l’exploitation des énergies fossiles remet en cause les accords signés en décembre 2015 par l’Europe et 195 Pays. Cela revient à dire que le maintien des températures moyennes mondiales, en dessous de 2°C d’augmentation, sera impossible.

Non seulement le offshore profond met en péril la faune et la flore dès sa phase d’exploration, mais au-delà, ce sont les conditions de vie sur cette planète qui seraient menacées si nous continuons avec des économies basées sur les énergies fossiles.

Plusieurs études scientifiques affirment que pour limiter l’augmentation de la température mondiale moyenne à 2°C (voire 1.5), il faut qu’un tiers de nos réserves de pétrole, la moitié de nos réserves de gaz et les trois quarts de nos réserves de charbon restent sous terre. Si l’on brûlait l’ensemble de ces réserves, la température moyenne à la surface de la terre augmenterait de 9°C !

UN OFFSHORE AQUITAIN ?

A ce jour, la carte gouvernementale qui, deux fois l’an, publie les demandes de permis en cours, a déjà plusieurs mois de retard. De plus, aucune consultation publique n’a été faite quant à la possibilité d’exploiter du pétrole ou du gaz dans le Golfe de Gascogne. Deux demandes pour permis d’exploration dans le Golfe de Gascogne sont pourtant en cours de traitement pour Parentis et Parentis Sud. Ce manquement volontaire à la transparence et à la démocratie est déjà un affront en soit. Mais surtout, si rien n’est fait en amont, l’exploitation pétrolière pourrait se faire à quelques kilomètres de nos côtes, quelque part entre Biscarosse et Hendaye.

ET MAINTENANT ?

Notre action avait pour but de soutenir le message de notre association pour un arrêt des exploitations offshore existantes et d’interdire que de nouveaux permis soient accordés dans les eaux françaises.

Surfrider continuera de mettre au contentieux toute demande de permis, comme cela a été fait de manière victorieuse en Guyane ou aux Canaries, et comme cela sera le cas entre la Sardaigne et la Corse, et en Aquitaine s’il le faut.

D’autre part, le but est de réactiver le projet de loi soutenu par des politiques comme Ayrault et Taubira avant 2012, d’interdiction de tout nouveau permis et de porter une même ambition au niveau européen.

Maintenant que le message, résumé à des slogans, a été entendu, reste à chacun des participants de l’affiner et de le préciser mais aussi de le porter auprès des décisionnaires politiques ou de l’industrie pétrolière.

A chacun de nous de réduire sa consommation de pétrole en :

  • consommant des produits locaux pour limiter les transports;
  • diminuant ses achats de déchets plastique;
  • repensant l’isolation de sa maison.

 

Le manchot n’a pas dit son dernier mot… Nous non plus.

Forages et Changement Climatique

lundi 4 avril 2016 à 18:41 | Publié dans actions antenne 64, écologie, faune, information générale, innovation, pollution, protection environnement, qualité eau, réchauffement climatique, technologie | Laisser un commentaire
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Surfrider Foundation Europe agit depuis plus de 25 ans pour la protection des océans, du littoral et de ses usagers. Durant la COP21, nous étions aux côtés des associations présentes aujourd’hui pour réclamer un accord ambitieux et contraignant. Surfrider participait aussi aux négociations pour que l’océan entre enfin dans le débat et que soit étudié et considéré son rôle majeur dans la problématique du climat.

L’océan nous préserve du réchauffement climatique:

  • 93 % de l’excès de chaleur généré par les activités humaines est absorbé par l’océan
  • Un tiers du dioxyde de carbone (CO2) généré par les activités humaines a été absorbé par l’océan depuis le début de la révolution industrielle. Un certain nombre d’animaux et plantes marines (coraux, huîtres et autres crustacés…) utilisent une partie du carbone présent naturellement dans les océans pour former leurs coquilles ou leurs squelettes. En piégeant ainsi le carbone, ils limitent la formation d’acide carbonique (et contribuent doucement à freiner le processus d’acidification.)

Mais l’océan subit aussi le réchauffement climatique :

  • En absorbant la chaleur, il se réchauffe lui même, ce qui participe entre autre à sa dilatation.
  • En absorbant plus de CO2, il devient plus acide . Certains modèles de prédiction résultant des études du Giec prévoient une augmentation de 150 % de l’acidité d’ici à 2100. Le rythme actuel de l’acidification de l’océan est dix fois plus rapide qu’à aucune autre période des 55 millions d’années qui nous ont précédés.

Les conséquences sont nombreuses et liées les unes aux autres

  • Même si les émissions de gaz à effet de serre s’interrompaient aujourd’hui, les effets liés à l’augmentation de température de l’océan se poursuivraient pendant des décennies.
  • Le réchauffement des eaux implique une montée du niveau des océans, et une augmentation des événements météorologiques violents,  mettant à mal les écosystèmes littoraux .
  • L’acidification détruit de nombreux organismes. Le zooplancton est un exemple flagrant : une faible augmentation de l’acidité rend la construction de la coquille de l’animal plus énergivore. Ces changements de pH dans nos océans se sont fait tellement rapidement que les organismes n’ont pas le temps de s’adapter, et leurs coquilles et squelettes se dissolvent petit à petit.
  • Le zooplancton est pourtant la base de la chaîne alimentaire dans les océans : des centaines d’espèces de poissons, coraux ou encore requins dépendent de lui  pour vivre.

Notre vie est liée directement à la vie de l’océan :

Les océans produisent 2/3 de l’oxygène de l’atmosphère (grâce au phytoplancton). Il nous nourrit : le poisson est la première source de protéine animale pour un milliard d’habitants sur la planète. Sans tenir compte ni de la surpêche, ni de la pollution, le seul changement climatique impacte lourdement les ressources alimentaires des populations humaines les plus fragiles,3.5 milliards de personnes vivent des ressources tirées de l’océan et dépendent de la pêche ou du tourisme par exemple.

Aujourd’hui nous savons qu’il faut renoncer à exploiter une grande partie de nos ressources en combustible fossile pour espérer limiter le réchauffement atmosphérique à 2°C à la fin du siècle : de récentes études scientifiques affirment qu’un tiers de nos réserves de pétrole, la moitié de nos réserves de gaz et plus de 80 % de nos réserves de charbon devront rester sous terre pour atteindre cet objectif. Condition nécessaire pour maintenir la capacité de régulation de l’océan et pour limiter les bouleversements qui sont en cours dans l’eau mais aussi sur terre.

Seulement 4 mois après la COP21 et l’ accord international sur le climat, applicable à tous les pays, et validé par tous les participants (195 états et l’union européenne), les grandes compagnies pétrolières privées agissent comme si l’accord ne les concernait pas, comme si leur planète n’était pas la nôtre.

Durant le  sommet MCE Deepwater Development, elles vont se réunir pour décider des techniques à appliquer pour les prochains forages offshore dans les océans afin de prélever encore des milliers de tonnes de combustible et cela avec un seul soucis : la réduction des coûts et l’augmentation de l’exploitation !

stopoffshoreOutre les pressions supplémentaires sur les écosystèmes qu’elles engendrent avec les pollutions liées aux produits chimiques utilisés, les risques de fuites et de marée noires, elles envisagent de discuter de la manière dont elles vont se servir dans les océans, à crédit, condamnant les populations les plus fragiles et les générations futures.

Notre responsabilité est aujourd’hui clairement engagée. “Ne rien faire, c’est laisser faire…”.

Il est évident que nous devons nous unir et agir pour bloquer cette conférence climaticide, et montrer notre volonté de nous engager dans une vraie révolution énergétique, pour les océans, pour les hommes qui en jouissent et pour nos enfants.

Rejoignez-nous, mercredi 06 Avril, à Pau !

L’anti-sommet de Pau

jeudi 24 mars 2016 à 15:09 | Publié dans actions antenne 64 | Un commentaire

Le 23 Mars a officialisé le lancement de l’action collective rassemblant Bizi !, ANV-COP21, Surfrider Foundation Europe, ATTAC, Nation Océan, Cade, 350.org, Les Amis de la Terre, Emmaüs Lescar-Pau et Alternatiba.

Ce mercredi s’est tenue dans la même journée une conférence de presse et une réunion publique dans les locaux de Bizi ! (22 rue des Cordeliers à Bayonne). Le but était d’expliquer pourquoi différents acteurs de la vie associative empêcheraient le déroulement normal du sommet MCE Deepwater Development qui se tiendra à Pau du 5 au 7 Avril 2016. Cette rencontre entre industriels fournisseurs en technologies d’extraction et grandes compagnies pétrolières montrent que, malgré les engagements pris par 195 Etats, dont l’Europe, à Paris en 2015, l’exploitation des énergies fossiles continuera si nous ne nous y opposons pas.

Txetx Etcheverry de Bizi !, Cécile Marchand de l’ANV COP 21, Olivier Dubuquoy de Nation Océan, Martine Bouchet du CADEStéphane Latxague de Surfrider Foundation Europe, ainsi que l’antenne Surfrider côte basque sont revenus sur les raisons de la tenue de ce sommet, les dangers de l’exploitation offshore, mais surtout sur l’impossible équation entre une société brûlant toujours plus d’énergies fossiles et la nécessité d’avancer vers une économie décarbonnée.

Suite à plusieurs études scientifiques, nous savons désormais que pour limiter l’augmentation de la température mondiale moyenne à 2 °C voire 1.5°C, il faut qu’un tiers de nos réserves de pétrole, la moitié de nos réserves de gaz et les trois quarts de nos réserves de charbon restent sous terre.

En ce qui nous concerne localement, deux demandes pour permis d’exploration dans le Golfe de Gascogne sont en cours de traitement pour Parentis et Parentis Sud. A terme, si rien n’est fait en amont, l’exploitation pétrolière pourrait se faire à quelques kilomètres de nos côtes, entre Biscarosse et Hendaye.

D’abord a été noté, lors de ces discussions, que la mise à jour bi-annuelle de la carte des demandes de permis d’exploration faites aux Services Miniers de l’Etat a cette année plusieurs mois de retard. Non seulement ce retard est illégal mais aucune consultation publique n’a été faite quant à la possibilité d’exploiter du pétrole ou du gaz si près de notre littoral. Ce manquement volontaire à la transparence et à la démocratie est déjà un affront en soit.

Stéphane Latxague, directeur de Surfrider Europe, a rappelé l’engagement de notre association depuis le désastre du Golfe du Mexique en 2010, pour demander un moratoire sur toute nouvelle exploitation offshore. Notre antenne a également insisté sur le fait que les pétroliers ne sont contraints par aucune directive européenne ou réglementation internationale. Aujourd’hui, une plateforme pétrolière n’est concernée ni par la directive SEVESO (qui s’applique normalement à tout site industriel à risque), ni par la directive européenne 2004/35 (qui permet d’appliquer le principe pollueur/payeur dans le cas de dommages environnementaux). Ainsi, il n’existe aucune interdiction de rejeter les produits toxiques qui peuvent résulter de l’exploitation, ni aucun fonds d’indemnisation dans le cas d’une catastrophe comme celle de la plateforme DeepHorizon de BP en 2010. Les règles qui s’appliquent tant bien que mal aux pétroliers en mer et à tout site industriel à risque, semblent avoir « oublié » les plateformes. Elles bénéficient de fait, d’un régime d’exemption inacceptable.

A l’exemple des victoires contre l’exploitation offshore aux Canaries ou en Guyane, tout n’est pas perdu mais la mobilisation doit être importante dès le début, avant l’attribution des permis d’exploration. Comme l’a précisé Olivier Dubuquoy de Nation Océan, une fois qu’une compagnie a trouvé un gisement, cela coûte cher au gouvernement d’annuler le permis, ce qui valide le droit à l’exploitation.

 

Pour contrer le sommet, vous avez plusieurs possibilités :

 – Aider ANV COP 21 et Bizi ! via le financement participatifou en prêtant main forte en amont (cuisine, construction, décoration etc.).

– Signer l’appel

– Rejoindre une action près de chez vous

– Créer un évènement près de chez vous

– Participer à la mobilisation sur place, de deux façons :

  • En étant présent dès le 3 Avril sur le camp Sirène à Emmaüs Lescar-Pau, afin de préparer les actions non violentes qui viendront déranger le bon déroulement du sommet.
  • En participant aux évènements publics qui se tiendront à Pau :

le 5 Avril à 12h30 : Conférence publique ‘’Stop Crime ‘’Climatique’’,

le 6 Avril  à 17h30 : Mobilisation devant le Palais Beaumont qui sera suivit de plusieurs concerts

le 7 Avril à 12h30 : Die-in géant.

(Détail du programme)

 

Notre Antenne locale participera au rassemblement du Mercredi 6 Avril à 17h30 et organise une réunion ce Vendredi 25/03 à 19h au siège de Surfrider (33 Allée du Moura à Biarritz), afin de définir le contenu de l’action (code vestimentaire, slogans etc…). Venez partager vos idées, vos compétences afin de faire de la participation de Surfrider un moment fort.

Une délégation se réunira dimanche 27 mars avec l’ANV COP 21 afin d’harmoniser et donner plus d’ampleur à cette journée.

Le but est de faire entendre la voix à l’Océan qui n’a pas droit de cité lors de ces décisions, les grandes compagnies continuant de faire comme si cette planète n’était pas aussi la nôtre.

Stoppons les fossoyeurs des océans et du climat !

mardi 22 mars 2016 à 12:50 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire

Moins de 4 mois après la COP21, l’accord historique de Paris est déjà menacé par les compagnies pétrolières. Les grands groupes comme TOTAL, EXXON et BP se réuniront du 5 au 7 avril au sommet MCE Deepwater Development à Pau. Leur objectif : mettre en place de nouvelles stratégies de forage en eaux profondes.

Surfrider Foundation Europe et Surfrider Côte Basque s’engagent aux côtés de Bizi MugiAction non-violente COP21Nation Ocean et bien d’autres pour empêcher ce sommet.

plateforme

Aux vues de notre position militante en faveur de la protection de l’océan, les bénévoles de l’antenne Surfrider Côte Basque se mobilisent de plusieurs manières :

Ce mercredi 23 Mars, sont organisées, dans les locaux de BIZI ! (22 rue des Cordeliers à Bayonne) :

  • Une conférence de presse, à laquelle nous allons participer
  • Une réunion publique à 19h, à laquelle vous êtes conviés

Mercredi 06 Avril, nous allons à Pau pour protester de façon non-violente contre l’exploitation pétrolière offshore. Si vous souhaitez y participer, nous vous invitons à une réunion pour organiser cette action. Elle se tiendra dans les locaux de Surfrider (33 allée du Moura à Biarritz) vendredi 25 Mars à 19h. Vous pouvez suivre l’évènement sur notre page Facebook.

FAITES DU BRUIT POUR L’OCÉAN, REJOIGNEZ-NOUS !

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter les sites :

Mission d’inspection à Hendaye

dimanche 10 janvier 2016 à 15:11 | Publié dans actions antenne 64 | 3 commentaires
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Grâce à notre carte participative, nous avons reçu en décembre un signalement de rejets douteux en sortie d’un émissaire dans les falaises à Hendaye. Selon le témoignage, certains jours, ce sont des eaux mousseuses qui s’échappent. Pire encore, parfois, on voit de la matière organique et des déchets (papier, reste de lingettes) sortir directement du tuyau !

Ce dimanche 10 janvier, bien chaussés et habillés, nous profitons des coefficients importants et de la marée basse pour aller jusqu’à l’émissaire de rejet des eaux traitées de la station d’Armatonde à Hendaye. Malgré la pluie, la balade reste magnifique : de la pointe nord de la plage, on se dirige vers les jumeaux, que l’on dépasse en direction de la pointe Sainte Anne en passant de plaques rocheuses en plaques rocheuses. On remarque un blockhaus tombé de la falaise il y a quelques années et, en plusieurs endroits, de gros fûts métalliques. Il s’agit des canons des anciennes forteresses de la seconde guerre mondiale.

A notre arrivée, l’émissaire rejette de l’eau par intermittence. Pas de déchet visible dans le liquide. On en profite pour prélever un échantillon qui sera envoyé à notre laboratoire d’analyse. Nous sommes surpris de voir que l’émissaire rejette les eaux directement aux pieds des rochers, voire sur le sol à marée basse, plutôt qu’en pleine mer. On remarque aussi le piteux état de la canalisation venue des falaises. Il ne serait pas étonnant qu’elle cède dans les années à venir…

Edit du 12 janvier 2016 : à la suite de notre visite, le journal Sud Ouest rapporte que le maire d’Hendaye (lire l’article) a d’ores et déjà « sollicité et obtenu de la part de la Communauté d’agglo Sud Pays basque, dont c’est la compétence, l’inscription d’un premier crédit de paiement de l’ordre de 400 000 euros en 2016 » pour la réfection de la station Armatonde.

Edit du 13 janvier 2016 : nous avons rencontré le responsable chargé de l’assainissement au sein de l’Agglo Sud Pays Pasque, en charge de la station d’épuration. Nous nous sommes aussi longuement entretenu avec le maire d’Hendaye, Kotte Ecenarro. Enfin, nous sommes retournés sur place en compagnie de journalistes de France 3.

Aujourd’hui encore, l’émissaire crachait une eau plutôt claire, même si on note la présence de résidus de fibres textiles (lingettes ?) accrochés sur les rochers avoisinants.

Concernant la station d’épuration, les rejets sont conformes aux normes en vigueur aux dires de l’agglomération et de la Lyonnaise des Eaux. Cependant, le responsable de l’assainissement et le maire reconnaissent que l’installation présente des points de vétusté, que la population (et donc la charge d’eaux à traiter) est en augmentation sur le secteur et que les technologies ont évolué depuis la mise en service de la station d’Armatonde. Ils reconnaissent aussi, qu’ici comme ailleurs, en cas de fortes précipitations, des eaux peuvent être rejetées dans le milieu naturel peu ou pas traitées. L’impact semble strictement local, puisque les analyses de l’Agence Régionale de Santé ne font apparaitre aucun dépassement sur les analyses effectuées pendant la saison estivale 2015 (entre le 18 mai et le 21 septembre). La plage d’Hendaye n’a cependant été interdite à la baignade de façon préventive que les 14, 16 et 17 juin.

Après le vote d’un crédit de 400 000 € en 2016 servant à financer les études de réalisation, des travaux de rénovation sont prévus en 2016 et 2017 pour un montant total de 7 millions d’euros. Il s’agit de rénover la partie de traitement primaire, d’ajouter une phase de traitement tertiaire (plus d’info sur les phases de traitement), de requalifier deux bassins en zone de stockage d’eau à traiter et de rénover l’émissaire de rejet.

Ces travaux feront suite à de premiers aménagements effectués en 2013 : construction d’un bassin de rétention sous le parking du centre héliomarin, couverture de la zone de stockage des boues) et détournement vers Urrugne des eaux du quartier Mentaberri (6 000 eq habitants) pour soulager la station.

En conclusion, s’il existe des rejets hors normes comme celui observé par le lanceur d’alerte et signalé sur notre carte participative des pollutions, il semble évident que les gestionnaires et les autorités compétentes travaillent à les supprimer.

Dans tous les cas, ce dossier est un bon exemple de la problématique de la pression humaine sur le milieu naturel dans une région qui attire de plus en plus de monde…

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Surfrider côte basque au village mondial des alternatives de Montreuil

mardi 1 décembre 2015 à 20:22 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
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montreuil_cop21_village_alternatives_Surfrider

Nous étions à Bayonne en 2010 et 2013 pour les premiers villages Alternatiba. On sera à Montreuil ce week end des 5 et 6 décembre 2015 aux côtés de Surfrider Paris pour tenir un stand sur le village mondial des alternatives. Vous êtes dans le coin, passez nous voir !

En pleine COP21, le Village Mondial des Alternatives sera une grande fête populaire des alternatives individuelles, collectives et territoriales au changement climatique et à la crise écologique et énergétique. 11 quartiers thématiques présenteront près de 300 alternatives venues de 20 pays différents !

Plan du village (on sera dans l’espace « eau » (n°8)
Programme du week end

Stand au marché d’Hendaye

mardi 24 novembre 2015 à 08:07 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
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Depuis plusieurs mois, nous sommes associés à la commune d’Hendaye pour préparer l’entrée en vigueur de la loi interdisant l’utilisation des sacs plastiques à usage unique au 1er janvier 2016. Dans ce cadre, samedi 28 novembre, pendant toute la matinée, nous tiendrons un stand sur le marché Sokoburu, en compagnie d’ambassadeurs du tri de Bil Ta Garbi (l’organisme charger de traiter et de valoriser les déchets dans près de 200 communes du Pays Basque).

logo_serdCette action s’inscrit dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets (du 21 au 29 novembre 2015). Il s’agit d’expliquer une fois encore que «le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas» et d’inciter commerçants et citoyens à prendre de bonnes habitudes pour consommer mieux, réutiliser souvent et recycler le plus possible !

Nous viendrons à Hendaye porteurs de solutions concrètes à mettre en œuvre au quotidien et d’alternatives au tout plastique (jetable).

Venez nous voir, prendre des idées, en apporter… Et informez-vous dès maintenant en consultant le site dédié à l’opération : www.reduisonsnosdechets.fr

Edit (1er décembre) : voir les photos et lire l’article du journal Sud Ouest

Dites non aux sacs plastiques !

mercredi 9 septembre 2015 à 14:07 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
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Photo © M. R. / Sud Ouest

Cet été, nous avons tenu des stands sur les marchés de Quintaou à Anglet et de Guéthary pour informer sur la pollution des océans et les méfaits du plastique. Plastic man nous a même rendu visite fin août à Anglet, félicitant les clients ayant déjà pris de bonnes habitudes et encourageant les autres à refuser les sacs plastique en choisissant d’utiliser un panier ou un cabas réutilisable.

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On a croisé des centaines de personnes sur les marchés, le constat général est le suivant : si beaucoup de monde est conscient de la pollution des milieux aquatiques, il semble difficile de changer nos habitudes… Pourtant les médias ont parlé des  »continents » de déchets que l’on retrouve dans différentes parties des océans. Nous sommes également informés des conséquences de cette pollution plastique sur la faune et la flore, qu’elles soient maritimes ou terrestres. Nous savons que des secteurs entiers de l’économie vont souffrir de ces pollutions. Enfin, il y a de plus en plus de preuves des dangers que représentent les substances présentes dans le plastique, une fois qu’elles entrent dans la chaîne alimentaire. Malgré tout cela, on continue de sur-emballer, on transporte des denrées sur des milliers de kilomètres et on utilise un sac jetable pour chaque banane achetée…

La loi du 22 juillet 2015 interdit les sacs à usage unique – dits sacs de caisse – dès le 1er janvier 2016 et les sacs « fruits et légumes » (distribués aujourd’hui à hauteur de 17 milliards d’unités en France) à partir du 1er janvier 2017. On peut se réjouir de cette victoire, mais le travail doit se poursuivre pour lutter contre notre addiction aux emballages…

Il nous semble donc important de rappeler que nos actes d’achats et nos habitudes de consommateurs peuvent faire la différence :

– Refuser les sacs dès maintenant car il y aura de nombreuses dérogations à la loi, et tout sac donné aujourd’hui restera dans la nature pour des siècles.
– Préférer des aliments non transformés, en vrac, et de préférence locaux. Cela limite les emballages mais aussi les transports et leurs conséquences néfastes (lire à ce sujet notre article consacré à l’épicerie «vrac» de Saint Pée sur Nivelle).
– Réfléchir aux conséquences de nos achats, tant au niveau économique qu’écologique (la gestion des déchets non recyclables coûte cher, de même que la potabilisation des eaux polluées, le nettoyage des littoraux, de bords de routes ou de rivières). Enfin, de plus en plus de maladies sont dues aux substances toxiques provenant des plastiques ou à l’air pollué par les transports routiers.

Si le sac disparaît en effet, les emballages resteront nombreux. Donc, au-delà de ce symbole évident de notre habitude du  »consommable-jetable » qu’est le sac plastique, nous insistons sur la politique des 4R qui encourage à REDUIRE, REUTILISER, RECYCLER et REFUSER !

L’antenne Côte Basque de Surfrider travaille actuellement avec les mairies d’Hendaye, d’Anglet et de Guéthary pour inciter les citoyens et les commerçants de ces communes à se passer de sacs plastiques au profit d’alternatives durables (cabas, poches en tissus, bocaux et contenants réutilisables…).

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Pour cela, à plusieurs réunions de préparation avec la mairie, nous allons diffuser début octobre un questionnaire auprès des commerçants d’Hendaye pour essayer de trouver ensemble des alternatives qui seront mises en œuvre tout au long de l’année (avec pour objectif d’étendre à d’autres communes du littoral basque le travail qui aura été fait avec ces communes pilotes).

Vous avez des idées pour faire changer les comportements, vous souhaitez rejoindre notre comité «plastic bag», n’hésitez-pas à nous contacter !

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