NON au projet Sudmine !

vendredi 15 septembre 2017 à 11:37 | Publié dans actions antenne 64, artificialisation, écologie, faune, information générale, pollution, protection environnement, qualité eau, Uramap | Laisser un commentaire

L’entreprise Sud Mine a déposé une demande de recherche d’or, valable pour 3 ans, sur un territoire de 126 km² qui englobe entre autres 3 AOC Basques ainsi que les communes de St Pée sur Nivelle, Cambo et Ustaritz.

Surfrider Côte Basque s’inquiète des risques réels que ce projet fait peser sur les milieux aquatiques et appelle ses sympathisants à rejoindre la manifestation organisée demain, samedi 16 septembre 2017, à Bayonne (départ de Lauga à 16h).

Edit 19 septembre 2017 : 1800 à 2500 personnes ont manifesté samedi 16 septembre. Le cortège, après avoir traversé les rues de Bayonne s’est fini au quai Xaho où plusieurs personnalités ont pris la parole : le collectif Stop Mines, une délégation de citoyens bretons qui combattent un projet similaire, des élus et notamment le Président de la Communauté d’agglomération Pays Basque. Tous ont renouvelé leur unité contre ce projet qui ne pourrait voir le jour sans risques manifestes pour notre économie, la qualité de nos terres et de nos eaux !

Pour manifester votre opposition, vous pouvez signer la pétition initiée par le CADE ou vous adresser directement au président de la société Sud Mines par SMS au 06 88 16 76 78 ou par courrier postal :
M. Christian Vallier
2 chemin du Château
45530 Seichebrières

Voir les photos de l’antenne Côte Basque de Surfrider à la manifestation

 

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Un projet qui s’attaque à notre terre : notre richesse !

Ce projet, c’est le même problème que l’exploitation du pétrole : quand un permis de recherche est accordé et que l’on trouve quelque chose, il est difficile d’empêcher ensuite le démarrage de l’exploitation, même s’il y a un risque (écologique ou autre). C’est donc maintenant qu’il faut agir : avant que le permis de recherche ne soit accordé !

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Des risques écologiques, il y en a déjà toute une liste !

En plus de l’importante consommation d’énergie utilisée pour ce type de chantier, de nombreux composés chimiques – dont le cyanure – sont employés afin de séparer l’or de la roche. Pire, le permis autoriserait à creuser dans les massifs primaires ou monts alluvionnaires. Là ce serait de 10 à 20 composés chimiques qui seraient utilisés pour « gratter » quelques grammes d’or par tonne de terre ! Mieux, ces composés chimiques seront rejetés dans l’eau ! Une eau qui n’est que de 10 à 50% recyclée… On peut se faire du souci !

Sans titre2Principe de la lixiviation en tas. © BRGM

Et puis, c’est connu, au Pays Basque il ne pleut que deux fois par an ! Aussi, ces précipitations qui font le vert de notre territoire risqueront d’augmenter les coûts de gestion des rejets sur le bassin ! (cf. croquis ci-dessus). Or, dans cette période de difficultés économiques, nous ne doutons pas que les prestataires chercheront la moindre économie, au détriment des risques d’accidents ! Et c’est précisément sur cette gestion efficace des rejets en bassin, que Surfrider Côte Basque pousse un cri d’alerte !

Une mauvaise gestion, des accidents et les métaux lourds deviennent LA menace sur l’eau de notre territoire !

Le cyanure, comme les autres substances chimiques, représente un péril pour notre territoire : les cours d’eau, l’OCÉAN et tout ce qui y vit.

9 fois sur 10 l’industrie aurifère fait usage du cyanure. Ce liquide est toxique à très faible dose ! Il s’attaque aux cellules animales et végétales en bloquant leur processus de respiration. Chez l’Homme c’est la thyroïde ! En outre, même si l’on respecte les normes européennes (maximum 0,05 mg/L), cette dose suffit à tuer une truite en 5 jours, par exemple, contre quelques heures pour 1 mg/L…

Le projet de mines à Kanbo menace 6 captages de sources. Par conséquent, l’eau potable consommée au Pays Basque est directement menacée ! Toutefois elle n’est pas la seule : sont également en danger : La Nive, les nappes phréatiques, le lac de St-Pée, les eaux thermales de Kanbo et toute terre agricole qui se trouverait en aval de l’extraction de l’or ou simplement arrosée avec l’eau d’une nappe phréatique polluée ! Le risque est immense !

Une étude douteuse, une opposition locale forte

Comme tout projet de ce type, la demande de recherche s’est accompagnée d’une étude. Celle-ci a démontré que les risques écologiques seraient quasi nuls, aussi a-t-elle été validée par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) ! Amusant ? Pas trop, quand on sait que le directeur du Bureau d’étude GéoPlus Environnement (qui a réalisé cette étude « rassurante ») est le même directeur que… l’entreprise Sud Mine… On arrête de rire !

La Communauté d’Agglomération Pays Basque, regroupant la totalité des 158 communes du Pays Basque nord, les parlementaires concernés et les maires des 11 communes touchées dont on a demandé leurs avis, ont TOUS émis un avis DÉFAVORABLE à ce projet !

À ces avis défavorables se sont joints les 3 chambres consulaires officielles d’Iparralde (CCI, CMA et CA), tout comme la chambre d’agriculture alternative EHLG.

Aujourd’hui, les élus, la population et les associations disent NON à cette demande de recherche d’exploration ! Alors pourquoi cette manifestation du 16 Septembre ? C’est qu’après l’avis de la DREAL, c’est au tour du gouvernement de rendre son arbitrage !

Indéniablement nous devons donc être TOUTES et TOUS présents le 16 Septembre à 16 H à Bayonne pour demander HAUT et FORT :

  • Que le permis d’exploration soit rejeté, (tant qu’il est encore temps de le faire)
  • Exprimer clairement notre détermination à empêcher tout début d’exploration dans le cas où le gouvernement passerait outre la volonté de la population d’Iparralde et de ses représentant(e)s.

Pour en savoir plus :

Pollution de l’Untxin

vendredi 16 juin 2017 à 12:14 | Publié dans pollution | Laisser un commentaire
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Jeudi 15 juin entre 14h et 18h, une cuve contenant 37 m3 (37 000 litres) d’engrais azoté liquide s’est déversée dans une exploitation agricole sur la commune d’Urrugne. L’agriculteur venait de remplir la cuve quand elle s’est fendue.

Le liquide a rejoint l’Untxin, petit cours d’eau qui débouche dans l’océan à Socoa à 3 km en aval. La faune et la flore sont lourdement impactées. Selon le garde pêche local : « nous sommes près d’une mortalité totale ». De nombreux poissons morts sont visibles dans le cours d’eau : mulets, vairons, aloses, plies, carpes et truites fario sauvage). Voir plus de photos

La Police de l’Eau (ONEMA) s’est rendu sur place. Des investigations et modélisations sont menées pour évaluer le risque d’impact. L’Agence Régionale de Santé (ARS) réalise des prélèvements toutes les heures dans l’océan. Pour éviter tout risque pour les baigneurs, les plages de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure ont été fermé la journée de vendredi.

La Fédération de pêche des Pyrénées-Atlantiques va porter plainte : « c’est systématique, chaque fois qu’il y a mortalité il y a une plainte, la Fédération se porte partie civile » explique André Dartau le président.

Il semble que la cuve était vieille et rouillée, dépourvue de bac de rétention permettant de récupérer son contenu en cas de fuite.

Lire les articles de Sud OuestFrance BleuMediabask

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Déchets brûlés à l’air libre à Arnéguy

mardi 15 novembre 2016 à 09:47 | Publié dans pollution | Laisser un commentaire
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Depuis le printemps 2016, des ordures ménagères sont brûlées en bordure de Nive sur la commune d’Arnéguy au niveau des ventas (voir le signalement sur la carte uramap).

Nous avons signalé cette atteinte à l’environnement aux élus locaux et notamment à Madame la mairie d’Arnéguy, qui au titre d’Officier de Police Judiciaire, est la première autorité compétente pour l’application de la législation relative aux déchets (article L.2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales). Elle a «le soin de prévenir (…) les pollutions de toute nature» et l’obligation légale de faire cesser ces agissements irrespectueux de l’environnement, préjudiciables aux intérêts des riverains et passibles d’amende (450 € pour contravention de 3e classe).

Même si le site n’a pas été nettoyé, il semble que depuis quelques semaines, on ne brûle plus à cet endroit… mais sur la rive opposée !

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Des témoins rapportent même avoir vu des employés des ventas venir déposer des déchets qui sont ensuite incendiés. Cette pollution est d’autant plus incompréhensible que la communauté de communes Garazi Baigorri procède au ramassage des ordures ménagères sur ce secteur.

Voir le reportage consacré au sujet sur France 3 Aquitaine :

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Uramap, c’est parti et on vous attend!

dimanche 12 juin 2016 à 21:54 | Publié dans actions antenne 64, écologie, décharges, information générale, innovation, pollution, protection environnement, qualité eau, Uramap | Laisser un commentaire

Samedi 11 juin 2016, à l’occasion de la journée mondiale des Océans, nous étions auprès de Bizi!, Itsas Arima, Pose ta graine, et Ur Tipula pour présenter URAMAP : le collectif d’associations, la carte participative et les actions pour lutter TOUS ENSEMBLE contre les pollutions qui impactent notre territoire.

Uramap , c’est un collectif qui se développe et agit avec l’aide d’une carte interactive hébergée sur le site internet www.uramap.net. L’outil est participatif et public. Il permet de localiser, d’identifier, de médiatiser, d’alerter les pouvoirs publics, dans le but que les pollutions soient supprimées. Il permettra aussi, la mise en place d’autres actions citoyennes.

Les journalistes de la presse, la TV et la radio étaient au rendez vous et ce moment d’échange a révélé la cohérence et l’énorme potentiel de ce projet, qui a besoin aussi de vous !

Rejoignez nous sur www.uramap.net et sur le groupe facebook.

Risque de pollution accru à Hendaye

lundi 6 juin 2016 à 23:22 | Publié dans actions antenne 64, pollution | Laisser un commentaire
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Signalée comme problématique sur la carte participative des pollutions Uramap, la station d’épuration Armatonde (dite aussi des Jumeaux) à Hendaye connait une avarie qui la place de fait hors la loi. L’émissaire qui rejette les eaux traitées dans l’océan a cédé le 10 avril et diffuse maintenant directement dans la falaise à plusieurs dizaines de mètres du rivage (et à près de 100m du niveau de l’eau à marée basse), donc très très loin de ce qu’impose l’article relatif au Rejet des effluents traités des stations d’épuration de la loi française : l’exutoire doit se trouver sous l’eau quelle que soit la marée.

Rencontrés au mois de janvier (lire l’article), le maire d’Hendaye, Kotte Ecenarro et le responsable chargé de l’assainissement à l’agglomération Sud Pays Basque, reconnaissaient la vétusté de la station et la possibilité de rejet d’eau non traité dans l’environnement.

En effet, même s’il existe deux dispositifs pour stocker et réguler les effluents en amont, en cas de pluie intense conduisant à des débits supérieurs à la capacité d’acceptation de l’installation, des débordements ont lieu au niveau du trop plein du bassin Héliomarin vers le ruisseau rejoignant directement la plage, ou par le trop plein du bassin tampon situé en tête de la station qui rejoint l’émissaire des Deux Jumeaux.

Le risque de pollution est donc avéré et a un impact sur la faune et la flore locale. D’autant que, situé à quelques dizaines de mètres de l’espace réservé des Jumeaux, le site accueille de très nombreux goélands qui nichent sur les rochers et viennent se nourrir sur place.

Ajoutons à cela que des eaux non traitées favorisent le phénomène d’eutrophisation, caractérisé par le développement d’algues invasives qui prolifèrent dans les milieux riches en azote et en phosphates.

Si les surfeurs qui fréquentent le spot des Jumeaux peuvent être directement impactés, il y a nettement moins de risque pour les baigneurs sur la plage : la ville d’Hendaye fait réaliser des prélèvement quotidiens au niveau du centre héliomarin (de l’ancien casino et de Sokoburu) et prononce des interdictions temporaires de baignade en cas de besoin.

Malheureusement, les rejets à l’air libre vont se poursuivre pendant de longs mois. Etant donné l’état général de vétusté de l’émissaire, l’idée de le réparer a été abandonné.

Il faudra attendre la validation du projet de réhabilitation complète de la station à l’automne 2016, puis le début des travaux pendant l’année 2017 pour que tout rentre dans l’ordre. Un budget de 2 millions d’euros pour l’émissaire et de 5 millions d’euros pour la station est d’ores et déjà prévu.

Concernant l’émissaire, trois solutions avaient été initialement envisagé :
– le confortement : l’idée a fait long feu, l’émissaire a cédé.
– la réhabilitation avec la difficulté de faire des travaux sur le domaine classé d’Abbadia que traverse l’édifice.
– la réalisation d’un nouvel ouvrage par forage souterrain depuis la station et jusqu’à un point situé loin dans l’océan pour respecter les normes de rejet et de dilution.

Si la volonté de la commune et de l’agglomération de gérer activement le problème de cette station d’épuration est évidente, on ne peut que regretter – une fois de plus – qu’il faille attendre que l’installation dis-fonctionne pour trouver des solutions.

Il va falloir 12 à 24 mois pour que l’émissaire cesse de cracher dans la falaise, c’est inacceptable…

Pour suivre l’historique de ce point de pollution, reportez-vous à la carte Uramap

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Photos : © Jean-Pierre Le Luzien

 

Forages et Changement Climatique

lundi 4 avril 2016 à 18:41 | Publié dans actions antenne 64, écologie, faune, information générale, innovation, pollution, protection environnement, qualité eau, réchauffement climatique, technologie | Laisser un commentaire
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Surfrider Foundation Europe agit depuis plus de 25 ans pour la protection des océans, du littoral et de ses usagers. Durant la COP21, nous étions aux côtés des associations présentes aujourd’hui pour réclamer un accord ambitieux et contraignant. Surfrider participait aussi aux négociations pour que l’océan entre enfin dans le débat et que soit étudié et considéré son rôle majeur dans la problématique du climat.

L’océan nous préserve du réchauffement climatique:

  • 93 % de l’excès de chaleur généré par les activités humaines est absorbé par l’océan
  • Un tiers du dioxyde de carbone (CO2) généré par les activités humaines a été absorbé par l’océan depuis le début de la révolution industrielle. Un certain nombre d’animaux et plantes marines (coraux, huîtres et autres crustacés…) utilisent une partie du carbone présent naturellement dans les océans pour former leurs coquilles ou leurs squelettes. En piégeant ainsi le carbone, ils limitent la formation d’acide carbonique (et contribuent doucement à freiner le processus d’acidification.)

Mais l’océan subit aussi le réchauffement climatique :

  • En absorbant la chaleur, il se réchauffe lui même, ce qui participe entre autre à sa dilatation.
  • En absorbant plus de CO2, il devient plus acide . Certains modèles de prédiction résultant des études du Giec prévoient une augmentation de 150 % de l’acidité d’ici à 2100. Le rythme actuel de l’acidification de l’océan est dix fois plus rapide qu’à aucune autre période des 55 millions d’années qui nous ont précédés.

Les conséquences sont nombreuses et liées les unes aux autres

  • Même si les émissions de gaz à effet de serre s’interrompaient aujourd’hui, les effets liés à l’augmentation de température de l’océan se poursuivraient pendant des décennies.
  • Le réchauffement des eaux implique une montée du niveau des océans, et une augmentation des événements météorologiques violents,  mettant à mal les écosystèmes littoraux .
  • L’acidification détruit de nombreux organismes. Le zooplancton est un exemple flagrant : une faible augmentation de l’acidité rend la construction de la coquille de l’animal plus énergivore. Ces changements de pH dans nos océans se sont fait tellement rapidement que les organismes n’ont pas le temps de s’adapter, et leurs coquilles et squelettes se dissolvent petit à petit.
  • Le zooplancton est pourtant la base de la chaîne alimentaire dans les océans : des centaines d’espèces de poissons, coraux ou encore requins dépendent de lui  pour vivre.

Notre vie est liée directement à la vie de l’océan :

Les océans produisent 2/3 de l’oxygène de l’atmosphère (grâce au phytoplancton). Il nous nourrit : le poisson est la première source de protéine animale pour un milliard d’habitants sur la planète. Sans tenir compte ni de la surpêche, ni de la pollution, le seul changement climatique impacte lourdement les ressources alimentaires des populations humaines les plus fragiles,3.5 milliards de personnes vivent des ressources tirées de l’océan et dépendent de la pêche ou du tourisme par exemple.

Aujourd’hui nous savons qu’il faut renoncer à exploiter une grande partie de nos ressources en combustible fossile pour espérer limiter le réchauffement atmosphérique à 2°C à la fin du siècle : de récentes études scientifiques affirment qu’un tiers de nos réserves de pétrole, la moitié de nos réserves de gaz et plus de 80 % de nos réserves de charbon devront rester sous terre pour atteindre cet objectif. Condition nécessaire pour maintenir la capacité de régulation de l’océan et pour limiter les bouleversements qui sont en cours dans l’eau mais aussi sur terre.

Seulement 4 mois après la COP21 et l’ accord international sur le climat, applicable à tous les pays, et validé par tous les participants (195 états et l’union européenne), les grandes compagnies pétrolières privées agissent comme si l’accord ne les concernait pas, comme si leur planète n’était pas la nôtre.

Durant le  sommet MCE Deepwater Development, elles vont se réunir pour décider des techniques à appliquer pour les prochains forages offshore dans les océans afin de prélever encore des milliers de tonnes de combustible et cela avec un seul soucis : la réduction des coûts et l’augmentation de l’exploitation !

stopoffshoreOutre les pressions supplémentaires sur les écosystèmes qu’elles engendrent avec les pollutions liées aux produits chimiques utilisés, les risques de fuites et de marée noires, elles envisagent de discuter de la manière dont elles vont se servir dans les océans, à crédit, condamnant les populations les plus fragiles et les générations futures.

Notre responsabilité est aujourd’hui clairement engagée. “Ne rien faire, c’est laisser faire…”.

Il est évident que nous devons nous unir et agir pour bloquer cette conférence climaticide, et montrer notre volonté de nous engager dans une vraie révolution énergétique, pour les océans, pour les hommes qui en jouissent et pour nos enfants.

Rejoignez-nous, mercredi 06 Avril, à Pau !

Lâcher de ballons = pollution !

lundi 9 novembre 2015 à 08:25 | Publié dans pollution | Un commentaire
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Samedi 7 novembre, nous apprenions le lâcher de plusieurs centaines de ballons de baudruche le lendemain à midi en l’honneur du derby de rugby entre l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique. Conscients de l’impact environnemental que pouvait avoir ce lâcher, nous avons essayé d’attirer l’attention de l’Aviron Bayonnais et de la mairie de Bayonne en communiquant massivement sur les réseaux sociaux à l’aide d’une courte bande dessinée humoristique.

Malgré une diffusion importante sur Twitter, Facebook, sur le site officiel de la ville de Bayonne et sur les réseaux sociaux de médias locaux, le lâcher de ces migrateurs nocifs bleus et blancs a bien eu lieu.

A l’heure où les sacs plastiques vont être interdits, où on incite les gens à trier leurs poubelles en faisant appel à leur citoyenneté, où on a pris conscience du drame environnemental qu’étaient les continents plastiques, on aurait pu imaginer des ballons qui flottent au dessus du sol, retenus par une ficelle, au lieu de les lâcher dans la nature, au gré du vent. Une explication de quelques secondes pour les gens présents n’aurait pas gâché la fête… Au contraire même, cela aurait été un acte de sensibilisation.

Certains diront, «ce n’est pas bien grave, il y a pire !» En effet, mais comment s’émerveiller devant des ballons qui, on le sait, finiront leur course dans la nature et pourront potentiellement mettre fin à la vie d’animaux. La plupart de ces ballons, gonflés à l’hélium, sont montés dans les airs à quelques kilomètres de haut, puis ont explosé en fragments retombant alors sur terre ou en mer. Quelques-uns se seront dégonflés et gisent maintenant dans un périmètre proche, dans les champs, accrochés à un arbre, ou flottant dans l’eau.

Pour mémoire, selon un rapport de l’IFREMER datant de 2010, chaque année, un million d’oiseaux et 100 000 tortues de mer meurent après ingestion ou enchevêtrement dans les déchets plastiques et 267 espèces sont touchées par ce fléau.

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Guillemot retrouvé mort, entravé par un ballon. Photo: Richard Gilbert
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Fragments d’un ballon de latex dans l’estomac d’une torture verte trouvée du côté de Blackpool en Angleterre. Photo: Rod Penrose, Marine Environmental Monitoring, UK CSIP

Pour en savoir plus sur les méfaits des ballons gonflables dans l’environnement, vous pouvez consulter le site (en anglais) balloonsblow.org

Décharge de Bordes : une plaie béante prête à se déverser dans le Gave

mardi 13 octobre 2015 à 06:26 | Publié dans pollution | 3 commentaires
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Alors que des citoyens vont se mobiliser une fois encore le samedi 17 octobre (lire l’article à ce propos) pour nettoyer les berges du gave de Pau en aval de la décharge de Beaucens, une autre un peu plus loin attend son tour pour se laisser emporter par les prochaines crues. A Bordes, le cours d’eau attaque déjà la décharge (voir l’album photo) : « les récentes crues ont emporté les rochers qui protégeaient les berges. Mais dans le quartier du Saligua, près de l’usine Turboméca, le courant grignote le talus où l’on aperçoit les couches de déchets qui se déversent dans l’eau », peut-on lire dans le quotidien La République des Pyrénées en avril 2014.

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Cette décharge, ouverte en 1950 et fermée en 1998, référencée dans la base de données officielle du ministère (BASOL) comme un site d’enfouissement d’ordures ménagères, contient aussi des déchets industriels comme le montre ce bout de ferraille signé Turboméca trouvé sur place.

Si le problème est connu depuis plus de 10 ans, l’inertie est de mise : l’ensemble des pouvoirs publics locaux et les représentants de l’état connaissent le problème, des crédits ont même été votés… Mais rien ne bouge. Si ce n’est les citoyens qui s’organisent (collectif Le Plastique ça me gave). Une pétition a été rédigée mais le temps passe et la saison des crues revient. Croiser les doigts jusqu’en mars 2016 suffira-t-il ? Attend-on un nouveau drame comme à Beaucens où 40 000 tonnes de déchets se sont déversés dans le Gave de Pau pour agir… trop tard ?

Malheureusement, « Bordes n’est pas un cas isolé. D’anciennes décharges ont été mises à jour par le gave à Coarraze, à Pau, et deux à Jurançon », comme l’écrit La République des Pyrénées.

Faut-il rappeler que le gave de Pau se jette dans l’Adour pour terminer dans l’océan à Anglet … ?!

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