Origine des déchets aquatiques

mardi 9 septembre 2014 à 05:57 | Publié dans pollution | Laisser un commentaire
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L’été, les tracteurs ratissent les plages tous les jours tôt le matin. Et pourtant dès l’après-midi, le sable se couvre de déchets avec la marée. Et le reste de l’année c’est encore pire, les plages sont moins nettoyées et les tempêtes renvoient plus de pollution sur le littoral. D’où viennent ces déchets flottants ? Quel est leur impact sur le littoral ? Les réponses sont dans la courte vidéo que nous venons de réaliser.

Pour nous aider à lutter contre ce type de pollution, il faut agir à la source ! Utilisez notre carte participative pour signaler des pollutions en amont, à proximité des cours d’eau dans les terres : http://carte-surfrider-cote-basque.herokuapp.com/map

Expédition Tara

vendredi 11 juillet 2014 à 08:51 | Publié dans médias filtrants, pollution | Laisser un commentaire
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expedition_Tara_medias_filtrants

Cette année, les scientifiques de la mission Tara font le tour de la Méditerranée pour y étudier les dégâts causés par la pollution plastique. Au programme : un périple de 16 000 kilomètres comprenant 22 escales dans 11 pays1, mobilisant une douzaine de laboratoires internationaux et ambitionnant de mieux comprendre l’impact du plastique flottant de petite taille sur les écosystèmes méditerranéens.

A l’aide d’un long manchon de nylon dérivant juste sous la surface de l’eau, ils collectent le plancton… et des déchets. Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, des micro-plastiques, des mégots… et des médias filtrants (comme ce modèle de type K1) !

Lire l’article complet sur le site du CNRS

Carte participative des pollutions

dimanche 1 juin 2014 à 08:35 | Publié dans pollution | 5 commentaires
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carte_pollutions_Surfrider

Nous venons de mettre en place un nouvel outil pour lutter contre les pollutions qu’elles soient sous forme de déchets, d’hydrocarbures, de polluants chimiques ou bactériologiques. Chacun est invité à devenir gardiens de nos cours d’eau et de nos océans en signalant des pollutions ou en suivant certaines déjà signalées sur la carte : www.surfrider64.com/carte

La carte participative mise à disposition du grand public est un outil de communication, de réflexion, de coopération, pour échanger, questionner, alerter, informer, trouver des solutions en local et stopper les pollutions à la source sur le territoire.

Son utilisation est très simple et à la portée de tous. On compte sur vous pour ouvrir l’œil et signaler partout sur le territoire les atteintes à l’environnement ! D’avance merci !

Pourquoi autant de bâtons de coton-tiges sur les plages ?

mercredi 31 juillet 2013 à 16:42 | Publié dans pollution | 17 commentaires
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coton_tiges

Pourquoi trouve-on autant de bâtons en plastique de coton-tiges (et d’applicateurs de tampons hygiéniques) sur les plages ? Parce qu’ils ont été jetés directement dans la nature (la proportion est minoritaire) ou plus sûrement parce que certains les mettent dans la cuvette des wc plutôt que dans la poubelle de la salle de bain.

Mais alors, pourquoi ne sont-ils pas arrêtés par les grilles des stations d’épuration ?

assainissement_separatif_unitaireIl existe deux types de réseaux de raccordement vers les stations d’épuration : l’un dit « unitaire » qui collecte ensemble dans une même canalisation, les eaux usées domestiques (en vert sur le schéma ci-contre) et les eaux pluviales (en bleu sur le schéma). C’est le « tout à l’égout », un système qui a révolutionné l’hygiène urbaine au XIXe siècle et permis d’éviter de nombreuses inondations. Il équipe encore la plupart des grandes villes. L’autre type de réseau est appelé « séparatif ». On collecte dans deux réseaux différents les eaux usées domestiques et les eaux pluviales pour les traiter en station d’épuration.

Dans des conditions normales de pluviométrie, les deux types de réseaux fonctionnent normalement et les stations d’épuration sont censées rejeter dans le milieu naturel des eaux purifiées selon les normes en vigueur. Lors d’épisodes pluvieux exceptionnels, dans le cas de réseaux séparatifs, les eaux de pluie sont dirigées vers des bassins de rétention (pour être traitées ultérieurement) et la station continue de nettoyer les eaux usées domestiques dont le débit est fixe.

Par contre, s’il pleut beaucoup, les réseaux unitaires saturent et une grande partie des eaux sont rejetées dans la nature sans passer par la station qui ne peut pas faire face à l’afflux. Les coton-tiges, applicateurs de tampons, lingettes, tampons hygiéniques et tous les objets jetés dans la cuvette sont donc directement renvoyés dans les cours d’eau. Ils rejoignent les mers et océans avant de venir s’échouer sur les plages… de perforer ou d’obstruer les estomacs des oiseaux marins !

Oiseaux mazoutés

dimanche 10 février 2013 à 17:20 | Publié dans pollution | Laisser un commentaire
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guillemot-mazout_hegalaldia

Hegalaldia, le centre de soins de la faune sauvage d’Ustaritz a récemment reçu une douzaine d’oiseaux mazoutés récupérés sur les plages de la Côte Basque entre Bidart et Hendaye. La moitié sont déjà morts, les autres, dans un état de dénutrition avancée seront très difficiles à soigner. Ce qui vaut un coup de gueule du responsable du centre :

« J’en ai marre de voir les même événements se reproduire tous les ans. J’en ai marre de voir tous les hivers des oiseaux mazoutés avec toujours le même schéma : une tempête, un coup de vent d’ouest et un à deux jours après, des oiseaux mazoutés. Marre de ses petits dégazages qui passent inaperçus et qui tuent. Pas de pollution au port, pas de pollution vue au sémaphore de Socoa. Donc, PAS DE POLLUTION. Allez leur dire aux guillemots et fous de Bassan qui on été trouvés, couverts d’huile et de pétrole sur les plages de Bidart et des environs.  » Oh, ils ne sont pas nombreux les oiseaux qui on été trouvés, une petite douzaine « . Mais sachez que pour dix oiseaux échoués, prés de 90 sont morts en mer, de froid et de faim, à cause du pétrole qui recouvre leur plumage »… Lire la suite sur le site d’Hegalaldia.

Pollution à Anglet ?

lundi 21 janvier 2013 à 13:48 | Publié dans pollution | Laisser un commentaire
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pollution-noire-La-Barre-Anglet

Nous venons de recevoir ce témoignage de pollution sur la plage de La Barre à Anglet, quelqu’un peut-il confirmer ou apporter des informations complémentaires ? D’avance merci.

Vendredi 18 janvier en fin d’après-midi (16h45), en allant surfer aux Cavaliers a Anglet, j’ai pu observer un phénomène de marée noire sur la plage de la Barre.

 La plage était couverte d’une sorte de dépot de couleur noire (algues peut-être) et l’eau était noire sur la partie droite de cette même plage (voir ci-dessus). Les vagues qui déferlaient sur la partie droite étaient vraiment noires aussi !

 Une bonne partie de l’eau était tres sale, noire, et deux trainées noires partaient vers le large.

 

A+. Loïc

Edit 22 janvier 2013 : la « pollution » expliquée
Salut à tous, je m’occupe des tests de qualité de l’eau pour Surfrider sur le site de la Barre.
En faisant le test jeudi dernier, j’ai constaté que la plage sud de la Barre était recouverte, au niveau de la laisse de mer, par une accumulation de débris organiques type feuilles, algues et branchages avec également plusieurs déchets plastiques (mais plutôt minoritaire). Arrivés là sans doute à cause des fortes pluies des jours précédent ayant entraîné le lessivage des bords de rivières (Nive, Adour et affluents) et l’accumulation de feuilles et branchages à l’embouchure. Cette matière organique était en décomposition, d’où la forte odeur et le jus noir qui repartait vers le large avec la marée descendante. – Yann Corboliou

Polémique à Biarritz

mardi 31 janvier 2012 à 13:32 | Publié dans information générale, pollution | 6 commentaires
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Ces jours derniers, une photo et un article publiés sur le site internet Surf Prévention sous le titre Pollution hivernale en bord de mer ont suscité de nombreux commentaires indignés et agressifs sur les réseaux sociaux. On y voit un véhicule municipal en train de vider sa cuve en bordure de la Grande Plage de Biarritz, le contenu rejoignant rapidement le sable. A propos de la photo, l’article parle de liquide non identifié mais suspect et de pollution avant de s’intéresser dans une deuxième partie à la nocivité des produits chimiques en général et à leur présence dans les eaux de baignade.

Nous avons transmis la photo à Christophe Landrin, Directeur des Services Technique de la Ville de Biarritz, en l’interrogeant sur la qualité du liquide qui s’échappe de la cuve, voici sa réponse :

« Depuis toujours le quai est une surface étanche en pierre sur laquelle l’eau de pluie ruisselle. Depuis l’origine, la pente du quai est orientée naturellement vers le sable, histoire d’éviter les rétentions d’eau et les inondations des bâtiments voisins. Nous connaissons bien ces données et mettons donc en œuvre deux moyens d’entretien de ce trottoir urbain très fréquenté et qui subit les agressions habituelles d’un site urbain majeur :

– Un nettoyage quotidien par une laveuse aspiratrice (qui n’est pas sur la photo), elles lave et aspire en même temps. Cette machine ne peut nettoyer que des surfaces planes et sans sable et ramasser le cas échéant des petits papiers et mégots. Les volumes aspirés sont renvoyés dans le réseau d’assainissement pour être traités à la station d’épuration.
– En cas de présence de sable, nous intervenons avec des engins équipés de lames de déneigement pour rassembler ce sable, le charger et l’évacuer. Une fois cette opération réalisée, nous rinçons le quai à grande eau avec une arroseuse de voirie (véhicule de la photo). L’eau utilisée est une eau naturelle qui provient de notre captage souterrain du lavoir Foch (et qui sert par ailleurs pour toutes les voies de Biarritz) sans aucun produit complémentaire, ce qui lui confère une qualité meilleure que celle de l’eau de pluie !

Il eut été intéressant que le relais de l’information partielle que constitue une photo et son jugement approximatif, soit accompagné d’un commentaire renseigné, factuel et complet du fonctionnement d’une collectivité qui ne peut faire n’importe quoi quand elle est certifiée sur sa méthode de gestion de la qualité des eaux de baignades. Si la plage est le quotidien des surfeurs, le souci légitime des défenseurs de l’environnement, elle est aussi l’une de nos préoccupations essentielles et quotidiennes, nous qui avons la charge de l’entretenir et de la proposer aussi propre que possible aux usagers quels qu’ils soient. En espérant que ces informations permettront l’arrêt des divagations des uns et des autres. »

Profitons de la fin de cette polémique pour lancer une réflexion plus globale sur l’entretien de l’espace public et l’utilisation de produits phyto-sanitaires dans les communes du littoral. Lors du Grenelle de l’Environnement, l’Etat a lancé le plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides et engrais chimiques dans l’agriculture et les zones vertes non-agricoles (parc et jardins municipaux) à l’horizon 2018. Qu’en est-il sur la Côte Basque ? Nous allons poser la question aux acteurs concernés. Si vous avez des informations ou des conseils, n’hésitez-pas à les poster dans les commentaires.

Il existe d’ores et déjà quelques documents de référence que l’on peut consulter :
Objectif «zéro phtyo» dans les espaces verts, un guide méthodologique pour les communes du Val-d’Oise
Guide des alternatives au désherbage chimique, Federec Bretagne
Guide méthodologique de la gestion différenciée, CAUE de la Vendée

Révision de la Convention Marpol sur les rejets de déchets en mer

vendredi 19 août 2011 à 14:20 | Publié dans information générale, pollution | Laisser un commentaire
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L’annexe V de la convention Marpol relative à la prévention de la pollution par les ordures a été révisée en juillet 2011. Pour mémoire, la dite annexe datant de 1988, autorisait les rejets des déchets en mer au delà de 3 à 25 milles nautiques sauf dans certaines zones d’exclusion. (*)

Surfrider, au sein de la Clean Shipping Coalition, un regroupement d’ONG qui a un statut d’observateur au sein de l’OMI a proposé un nouveau texte pour la Convention Marpol… Et a enfin obtenu un principe général d’interdiction de tout rejet à l’exception de quelques rares déchets expressément prévus : les déchets alimentaires, les résidus de cargaison et produits de nettoyages et additifs non nocifs pour l’environnement… Ces modifications tant attendues devraient entrer en vigueur le 1er janvier 2013.

(*) Annexe V de la convention MARPOL, extraits:
– Interdiction de rejets de toutes les matières plastiques (cordages, filets de pêche,fibres synthétiques, sacs plastiques, cendres de matières plastiques incinérées,….).
– Rejets autorisés à plus de 25 milles marins: fardages, matériaux flottants.
– Rejets autorisés à plus de 12 milles marins: déchets alimentaires, papiers, chiffons, objets en verre, objets métalliques, bouteilles.
– Rejets autorisés à plus de 3 milles marins déchets de la catégorie plus de 12 milles concassés et tamisés à moins de 25mm.
– Zones Spéciales : aucun rejet sauf déchets alimentaires à plus de 12 milles dans les zones suivantes: Mer Méditerranée, Mer Baltique ␣Mer Noire ␣Mer Rouge, Zone des golfes, Mer du Nord et Manche, Région des Caraïbes Antarctique.

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