Pourquoi autant de bâtons de coton-tiges sur les plages ?

mercredi 31 juillet 2013 à 16:42 | Publié dans pollution | 17 commentaires
Étiquettes : , , , , , ,

coton_tiges

Pourquoi trouve-on autant de bâtons en plastique de coton-tiges (et d’applicateurs de tampons hygiéniques) sur les plages ? Parce qu’ils ont été jetés directement dans la nature (la proportion est minoritaire) ou plus sûrement parce que certains les mettent dans la cuvette des wc plutôt que dans la poubelle de la salle de bain.

Mais alors, pourquoi ne sont-ils pas arrêtés par les grilles des stations d’épuration ?

assainissement_separatif_unitaireIl existe deux types de réseaux de raccordement vers les stations d’épuration : l’un dit « unitaire » qui collecte ensemble dans une même canalisation, les eaux usées domestiques (en vert sur le schéma ci-contre) et les eaux pluviales (en bleu sur le schéma). C’est le « tout à l’égout », un système qui a révolutionné l’hygiène urbaine au XIXe siècle et permis d’éviter de nombreuses inondations. Il équipe encore la plupart des grandes villes. L’autre type de réseau est appelé « séparatif ». On collecte dans deux réseaux différents les eaux usées domestiques et les eaux pluviales pour les traiter en station d’épuration.

Dans des conditions normales de pluviométrie, les deux types de réseaux fonctionnent normalement et les stations d’épuration sont censées rejeter dans le milieu naturel des eaux purifiées selon les normes en vigueur. Lors d’épisodes pluvieux exceptionnels, dans le cas de réseaux séparatifs, les eaux de pluie sont dirigées vers des bassins de rétention (pour être traitées ultérieurement) et la station continue de nettoyer les eaux usées domestiques dont le débit est fixe.

Par contre, s’il pleut beaucoup, les réseaux unitaires saturent et une grande partie des eaux sont rejetées dans la nature sans passer par la station qui ne peut pas faire face à l’afflux. Les coton-tiges, applicateurs de tampons, lingettes, tampons hygiéniques et tous les objets jetés dans la cuvette sont donc directement renvoyés dans les cours d’eau. Ils rejoignent les mers et océans avant de venir s’échouer sur les plages… de perforer ou d’obstruer les estomacs des oiseaux marins !

Assainissement de l’Uhabia

dimanche 29 janvier 2012 à 00:04 | Publié dans actions antenne 64 | 3 commentaires
Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

L’Uhabia a son embouchure. Photo : Harrieta171

Les projets de travaux d’assainissement de la rivière Uhabia ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois, déchaîné les passions et donné lieu à des joutes verbales parfois agressives. C’est donc un sujet sensible sur lequel nous nous penchons aujourd’hui, d’autant plus que Surfrider Foundation se trouve dans une situation de juge et partie qui n’est pas forcément idéale. En effet, Marc Bérard, adjoint de la commune fut également vice président de notre ONG et reste élu au conseil d’administration.

L’Uhabia, petit cours d’eau long de quelques kilomètres traverse cinq communes du Pays Basque (Saint-Pée-sur-Nivelle, Arcangues, Arbonne, Ahetze et Bidart) avant de se jeter dans l’océan sur la plage dite de l’Uhabia à Bidart. Aussi petite que soit cette rivière, c’est paradoxalement une source majeure de pollution bactériologique par temps de pluie.

Lors la saison estivale, on ferme la plage lorsque les analyses sont positives, on la réouvre dès que possible… et en dehors des mois de juillet et d’août, il n’y a pas d’analyse… Pendant des dizaines d’années, tout le monde s’en est accomodé. Parce que l’écologie et la protection de l’océan n’étaient pas au centre des préoccupations, mais aussi parce les communes situées en amont ne voulaient pas entendre parler du problème et prendre leur part d’investissement pour y remédier : « c’est votre plage, c’est votre pollution ! »

Depuis l’adoption de la nouvelle directive européenne sur la qualité des eaux de baignade en 2006 (1) (qui prendra effet au premier janvier 2015 et qui divise par 4 les seuils acceptables de pollution bactériologique (2)) et l’arrivée de la nouvelle équipe municipale à Bidart en 2008, la pollution de l’Uhabia s’est imposée comme une priorité. Parce qu’avec la nouvelle loi, les profils de plage déterminant les classes de qualité des eaux de baignade seront évalués notamment au regard de prélèvements effectués pendant quatre ans (3). Et Bidart ne peut se permettre de voir sa plage principale fermer de façon définitive en attendant d’avoir quatre années consécutives de bons résultats (4). (Voir les profils des plages de la Côte Basque selon l’ancienne législation et la nouvelle directive).

Continue Reading Assainissement de l’Uhabia…

Propulsé par WordPress.com.
Entries et commentaires feeds.

%d blogueurs aiment cette page :