Pollution de l’Untxin

vendredi 16 juin 2017 à 12:14 | Publié dans pollution | Laisser un commentaire
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Jeudi 15 juin entre 14h et 18h, une cuve contenant 37 m3 (37 000 litres) d’engrais azoté liquide s’est déversée dans une exploitation agricole sur la commune d’Urrugne. L’agriculteur venait de remplir la cuve quand elle s’est fendue.

Le liquide a rejoint l’Untxin, petit cours d’eau qui débouche dans l’océan à Socoa à 3 km en aval. La faune et la flore sont lourdement impactées. Selon le garde pêche local : « nous sommes près d’une mortalité totale ». De nombreux poissons morts sont visibles dans le cours d’eau : mulets, vairons, aloses, plies, carpes et truites fario sauvage). Voir plus de photos

La Police de l’Eau (ONEMA) s’est rendu sur place. Des investigations et modélisations sont menées pour évaluer le risque d’impact. L’Agence Régionale de Santé (ARS) réalise des prélèvements toutes les heures dans l’océan. Pour éviter tout risque pour les baigneurs, les plages de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure ont été fermé la journée de vendredi.

La Fédération de pêche des Pyrénées-Atlantiques va porter plainte : « c’est systématique, chaque fois qu’il y a mortalité il y a une plainte, la Fédération se porte partie civile » explique André Dartau le président.

Il semble que la cuve était vieille et rouillée, dépourvue de bac de rétention permettant de récupérer son contenu en cas de fuite.

Lire les articles de Sud OuestFrance BleuMediabask

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Polémique à Biarritz

mardi 31 janvier 2012 à 13:32 | Publié dans information générale, pollution | 6 commentaires
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Ces jours derniers, une photo et un article publiés sur le site internet Surf Prévention sous le titre Pollution hivernale en bord de mer ont suscité de nombreux commentaires indignés et agressifs sur les réseaux sociaux. On y voit un véhicule municipal en train de vider sa cuve en bordure de la Grande Plage de Biarritz, le contenu rejoignant rapidement le sable. A propos de la photo, l’article parle de liquide non identifié mais suspect et de pollution avant de s’intéresser dans une deuxième partie à la nocivité des produits chimiques en général et à leur présence dans les eaux de baignade.

Nous avons transmis la photo à Christophe Landrin, Directeur des Services Technique de la Ville de Biarritz, en l’interrogeant sur la qualité du liquide qui s’échappe de la cuve, voici sa réponse :

« Depuis toujours le quai est une surface étanche en pierre sur laquelle l’eau de pluie ruisselle. Depuis l’origine, la pente du quai est orientée naturellement vers le sable, histoire d’éviter les rétentions d’eau et les inondations des bâtiments voisins. Nous connaissons bien ces données et mettons donc en œuvre deux moyens d’entretien de ce trottoir urbain très fréquenté et qui subit les agressions habituelles d’un site urbain majeur :

– Un nettoyage quotidien par une laveuse aspiratrice (qui n’est pas sur la photo), elles lave et aspire en même temps. Cette machine ne peut nettoyer que des surfaces planes et sans sable et ramasser le cas échéant des petits papiers et mégots. Les volumes aspirés sont renvoyés dans le réseau d’assainissement pour être traités à la station d’épuration.
– En cas de présence de sable, nous intervenons avec des engins équipés de lames de déneigement pour rassembler ce sable, le charger et l’évacuer. Une fois cette opération réalisée, nous rinçons le quai à grande eau avec une arroseuse de voirie (véhicule de la photo). L’eau utilisée est une eau naturelle qui provient de notre captage souterrain du lavoir Foch (et qui sert par ailleurs pour toutes les voies de Biarritz) sans aucun produit complémentaire, ce qui lui confère une qualité meilleure que celle de l’eau de pluie !

Il eut été intéressant que le relais de l’information partielle que constitue une photo et son jugement approximatif, soit accompagné d’un commentaire renseigné, factuel et complet du fonctionnement d’une collectivité qui ne peut faire n’importe quoi quand elle est certifiée sur sa méthode de gestion de la qualité des eaux de baignades. Si la plage est le quotidien des surfeurs, le souci légitime des défenseurs de l’environnement, elle est aussi l’une de nos préoccupations essentielles et quotidiennes, nous qui avons la charge de l’entretenir et de la proposer aussi propre que possible aux usagers quels qu’ils soient. En espérant que ces informations permettront l’arrêt des divagations des uns et des autres. »

Profitons de la fin de cette polémique pour lancer une réflexion plus globale sur l’entretien de l’espace public et l’utilisation de produits phyto-sanitaires dans les communes du littoral. Lors du Grenelle de l’Environnement, l’Etat a lancé le plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides et engrais chimiques dans l’agriculture et les zones vertes non-agricoles (parc et jardins municipaux) à l’horizon 2018. Qu’en est-il sur la Côte Basque ? Nous allons poser la question aux acteurs concernés. Si vous avez des informations ou des conseils, n’hésitez-pas à les poster dans les commentaires.

Il existe d’ores et déjà quelques documents de référence que l’on peut consulter :
Objectif «zéro phtyo» dans les espaces verts, un guide méthodologique pour les communes du Val-d’Oise
Guide des alternatives au désherbage chimique, Federec Bretagne
Guide méthodologique de la gestion différenciée, CAUE de la Vendée

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