Pourquoi Surfrider se mobilise pour Alternatiba 2018 ?

mardi 25 septembre 2018 à 22:17 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
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Alors que 25 personnalités signent une tribune dans le journal Libération pour appeler à un sursaut avant que le changement climatique ne soit irréversible, il est important de rappeler à la fois le rôle primordial de l’océan sur le climat et les impacts du changement climatique sur l’océan :

1. L’océan, réservoir de chaleur
L’océan absorbe et stocke la chaleur du soleil avec beaucoup plus d’efficacité que les continents et l’atmosphère. C’est le principal régulateur du climat mondial. Malheureusement, en récupérant l’excès de chaleur dû à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, l’océan se se réchauffe ce qui n’est pas sans conséquence sur le milieux et les populations aquatiques.

2. Les petites îles et les zones côtières en danger
Le niveau de l’océan augmente, globalement à une vitesse moyenne de 1,7 mm par an depuis le début du XXe siècle. Cette hausse est liée à deux phénomènes : la dilatation de l’eau due à l’augmentation de la température et la fonte des glaces continentales, glaciers et calottes polaires. Dans le futur, on pense que la montée des eaux va s’accélérer mettant en péril les zones côtières et les petites îles habitées…

3. L’océan à bout de souffle
Les eaux plus chaudes contiennent moins d’oxygène et le phénomène est accentué par le développement de nutriments et d’algues dus aux activités humaines (phénomène dit d’eutrophisation).

4. L’océan, pompe à carbone
Chaque jour, l’océan absorbe un quart du CO2 produit par l’homme ce qui modifie la composition chimique de l’eau, provoque une acidification du milieu et réduit la présence de molécules nécessaires aux plantes et animaux marins pour fabriquer leurs squelettes, coquilles et autres structures calcaires. L’acidité des océans a augmenté de 30% en 250 ans et ce phénomène continue à s’amplifier…

5. Chute de la biodiversité
Ces stress multiples ont un rôle sur la perte de la biodiversité biologique en modifiant le métabolisme des individus, les cycles de vie des espèces, les relations entre les proies et les prédateurs et les habitats des populations comme le corail par exemple.

 

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Nous étions à Alternatiba à Bayonne en 2010 et en 2013 (lire les articles consacrés). Nous répondons présents.es avec enthousiasme pour Alternatiba 2018 le samedi 6 à Biarritz pour l’arrivée du tour de France cycliste qui boucle un périple de 5800 km débuté au mois de juin et le dimanche 7 octobre 2018 à Bayonne pour le village Alternatiba qui présentera des centaines d’initiatives dans tous les domaines de la vie (alimentation, énergie, eau, transport…) sous forme de stands, d’animations et de conférences (lire le programme complet). Le rassemblement s’annonce énorme (30 000 personnes sont attendues à Bayonne) et festif avec un grand repas de rue et des concerts. Venez !

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Samedi 6 octobre – 12h-15h
Venez nous rejoindre sur la grande plage de Biarritz pour partagez un pique-nique avec les cyclistes d’Alternatiba avant d’aller ramer avec vos planches de surf, SUP, paddleboard, pirogue ou kayak dès 13h30 jusqu’à la roche plate pour montrer la mobilisation de la communauté des surfeurs et de tous les amoureux de l’océan (plus d’infos). Les plus motivés prendront ensuite leur vélo pour rejoindre Bayonne avec les cyclistes pour la dernière étape du tour. Apéro et concerts à l’arrivée !

Dimanche 7 octobre – 9h-17h
Rencontrez les bénévoles du collectif Uramap, la carte participative de lutte contre les pollutions aquatiques (pôle EAU).

Visitez notre stand éco-surf (pôle EAU) qui présentera une dizaine de porteurs de projets, de marques et de d’objets conçus avec un impact limité sur l’environnement : des combinaisons en yulex (Patagonia, Picture, Sen No Sen), les planches de surf (Notox et Cachalot Surfboards), de la wax (Sim Wax et Greenfix) à ranger dans une jolie petite boite en bois (Surfwaxbox), des housses (Viktoria Surfbags), des sangles pour transporter sa planche (Bon Pied), des supports pour ranger les boards chez soi (Levitation Board Support) et des bracelets fabriqués en recyclant des combinaisons (Néocombine).

Apprenez à faire des cosmétiques à base d’ingrédients simples et sans impact sur l’océan (plus d’infos) (espace ENFANTS).

Bilan carbone du surfer

lundi 6 février 2012 à 16:35 | Publié dans actions antenne 64 | Un commentaire
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La nature a bien ordonné les choses pour que le vent génère de la houle qui se transforme en vagues à l’approche des côtes, tout ça gratuitement, avec un bilan carbone égal à zéro !

Le surf, aux origines, se pratiquait sur des planches taillées dans du bois trouvé à proximité des plages… Depuis les choses ont bien évolué. Seule la latte centrale est à peu près naturelle, le reste est 100 % chimique. Jusqu’à la combinaison et bien souvent la wax. On va surfer en voiture quand ce n’est pas en avion. Certains se font tirer par des jets ski même si beaucoup rament encore pour prendre des vagues. Le surf n’est pas, contrairement aux apparences, un sport très écologique !

La France s’est engagée à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre au niveau de celle des années 1990. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) a donné son nom à cette comptabilisation qui s’exprime en kilos ou tonnes de carbone. L’équivalent carbone est aujourd’hui la mesure «officielle» des émissions de gaz à effet de serre. Pour faire prendre conscience sans dramatiser, Olivier Papin, un ingénieur-surfeur (Bureau études ECIC) a eu l’idée, il y a quelques années, de s’intéresser au bilan carbone du surfeur (même si, nous sommes bien d’accord, le bilan écologique d’une session de surf ne se limite au calcul d’une consommation de CO2 !).

Retrouvez l’étude dans son intégralité dans un précédent article publié en 2010.

Bilan carbone du surfeur

vendredi 13 août 2010 à 08:10 | Publié dans écologie | 2 commentaires
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Olivier Papin, un ingénieur-surfeur spécialiste du calcul des gaz à effet de serre (Bureau études ECIC), a publié une étude intéressante sur le bilan carbone des surfeurs. La France s’est engagée à stabiliser à l’horizon 2008-2012 les émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau de celle des de 1990. Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) a donné son nom à cette comptabilisation qui s’exprime en kilos ou tonnes de carbone. L’équivalent carbone est aujourd’hui la mesure « officielle » des émissions de gaz à effet de serre.

La pratique du surf pour une personne vivant près de la côte et qui pratique de manière assidue peut engendrer de l’ordre d’une tonne équivalent CO2 par an d’émissions de gaz à effet de serre, essentiellement à cause des trajets en voiture que cela génère. Pour un surfeur qui n’habite pas directement près des spots (comme par exemple les bordelais, les nantais…) le bilan double facilement (soit 2 tonnes éq. CO2). On voit vite l’intérêt du co voiturage ! Diviser son bilan carbone par le nombre de co voitureurs ! Attention donc aux checks inutiles et à l’auto solisme (tout seul dans sa voiture) car les véritables impacts se trouvent là. Suite de l’enquête en suivant le lien.

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