Nettoyage des berges du Gave de Pau

vendredi 9 octobre 2015 à 06:58 | Publié dans décharge de Beaucens | Laisser un commentaire
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Que ce soient les restes de l’ancienne décharge de Beaucens ou l’irresponsabilité de certains au quotidien qui continuent d’utiliser le milieu naturel comme une poubelle, toujours est-il que les berges du Gave de Pau sont encore pleines de plastique.

nettoyage_gave_pauSamedi 17 octobre prochain, à partir de 8h30, participez au nettoyage organisé sur les communes de Montaut, Lestelle-Bétharam et St-Pée-de-Bigorre. Rendez-vous au parking du pont des Grottes. Pour faciliter l’organisation, vous pouvez vous inscrire dans les mairies des trois communes, ou par SMS au 06 15 08 75 98.

Cette action s’inscrit dans la continuité de celles organisées depuis plus d’un an par un collectif de citoyens et de sportifs pratiquant le cours d’eau, mais aussi des élus locaux.

Rappelons les nettoyages précédemment effectués il y a un an et au printemps dernier avec le soutien de l’antenne Côte Basque de Surfrider, la mobilisation des communes sus-citées, le syndicat mixte du Haut Lavedan. Sans oublier les initiatives personnelles originales comme celle mise en place par Bruno, moniteur de rafting qui a mis au point un système fixe de filet suspendu qui attrape les déchets au milieu du cours d’eau (voir la vidéo ci-dessus).

Et pour éviter au maximum la production de déchets, préférez le vrac aux produits sur-emballés, favorisez les contenants réutilisables et évitez tous les emballages à usage unique. Enfin, n’oubliez pas de réutiliser et recycler tout ce qui peut l’être !

Du plastique et du soleil !

dimanche 31 mai 2015 à 14:53 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
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Plus de quarante personnes, citoyens, adhérents et bénévoles de Surfrider, élus de Bidart et salariés du département des Pyrénées Atlantiques ont participé toute la journée de samedi à ce gros chantier de nettoyage co-organisé par l’antenne Côte Basque, la mairie de Bidart et le Conseil Général. Et on a eu de la chance, il a fait grand beau ! (Photos : christellechambre.com et Patrick Manière)

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Sur le chemin d’accès à la plage, il fallait d’une part ramasser des déchets piégés depuis plusieurs années par la végétation : majoritairement du plastique, souvent très dégradé, et du verre. Et d’autre part décaisser la terre sur une trentaine de centimètres d’épaisseur pour atteindre les déchets en profondeur. Puis venaient les phases de tamisage sur trois grilles d’épaisseurs différentes pour séparer finement les matériaux naturels des polluants avant de remettre la terre à sa place d’origine.

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Plus bas, d’autres ont nettoyé la plage pendant qu’un troisième groupe s’attaquait à la cabane des pêcheurs… qui recelait tout un tas de déchets et objets hétéroclites enfouis dans le sol et le sable: bouteilles de vin, ancre marine, matériel de pêche, barres de métal et emballages alimentaires.

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Quarante bénévoles, six heures de travail… Et pourtant il en reste encore ! Il faudra décaisser encore quelques mètres cubes de terre pour extraire ce qu’il reste de plastique enfoui. Promis, on reviendra !

Un immense merci à toutes les personnes qui ont participé à ce chantier. Si vous souhaitez être tenus au courant de nos prochaines actions et y participer, envoyez-nous un email et abonnez-vous à notre page Facebook.

Voir les galeries photos sur notre album Facebook et sur la page événement.

Nettoyage de plage le 14 décembre

vendredi 5 décembre 2014 à 08:22 | Publié dans actions antenne 64 | Laisser un commentaire
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Vous soutenez l’action de Surfrider ? Venez nous aider à nettoyer la plage de la digue au Boucau dimanche 14 décembre de 15h à 17h.

Ce jour-là, nous mettrons de côté le granulé plastique et les cartouches de chasse pour préparer deux de nos actions phares du début 2015. Il s’agit comme l’année dernière de renvoyer aux pollueurs les déchets qu’ils laissent sur les plages pour leur faire prendre conscience des pollutions engendrées.

Tout le monde peut venir, jeunes et adultes. Nous fournissons les gants et les sacs poubelles.

Venez bien habillés et bien chaussés, munis si possible d’une petite boite hermétique à couvercle et d’un tamis laissant passer uniquement le sable

Un goûter et des boissons chaudes seront offerts à l’issue du nettoyage.

Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur l’événement Facebook créé.

On compte sur vous !

Moins de déchets, c’est possible. Conclusion

samedi 29 novembre 2014 à 13:56 | Publié dans semaine réduction déchets | Laisser un commentaire
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semaine_europeenne_reduction_dechets_logo-Aujourd’hui se termine la semaine de la réduction des déchets. On relisant les articles publiés depuis lundi, on s’aperçoit que le plastique était constamment cité. S’il reste la cible principale de toute campagne de réduction des déchets, c’est qu’il représente un mode de consommation dont les méfaits dépassent amplement les avantages.

En amont déjà, pour fabriquer n’importe quel objet en plastique, on utilise du granulé plastique réalisé à partir de dérivés pétrochimiques. Gros comme des lentilles, des quantités énormes de ces billes plastiques (ou « larmes de sirènes ») sont perdues lors du transport de l’usine du fabricant à celle l’utilisateur et lors de leur manipulation au sein-même de l’entreprise qui fabrique les objets en plastique (sur les photos ci-dessous, ce n’est pas de la neige que l’on voit sur le sol, mais bien des granulés plastiques qui vont finir dans les bouches d’égout – flèche rouge) puis dans les cours d’eau et les océans. Scrutez de près le sable la prochaine fois que vous vous rendrez à la plage, vous en trouverez des milliers !

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Par ailleurs, à l’autre bout de la chaine, quand on se débarrasse d’un objet plastique et qu’il devient déchet, abandonné au sol, il rejoindra aussi les cours d’eau puis les océans (sous sa forme initiale – verre ou briquet – ou sous forme de fragment plus ou moins gros). Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, on trouve en moyenne 46 000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan sur une profondeur d’environ 30 mètres ! Quand on sait que seulement 30% du plastique jeté en mer reste en surface, imaginons les 70% restants et leur impact sur les fonds marins .

On constate le même problème avec nos rivières et nos fleuves : de plus en plus de poissons contiennent du plastique (lire à ce sujet la récente étude de l’INERIS).

Donc, si l’on regarde objectivement les choses, les objets «bon marché» en plastique coûtent désormais très cher à nos sociétés en terme écologique, mais aussi qu’on le veuille ou non, en termes économiques pour la gestion des déchets.

Comme nous l’avons montré cette semaine, des alternatives simples existent, qui ne demandent qu’un minimum de réflexion sur notre consommation et d’organisation dans nos achats. Cela est vrai dans les biens de consommation courante, tout comme dans les biens d’équipement. Il faut privilégier les produits de qualité, certifiés par un label écologique et avoir le réflexe collaboratif. Le prêt, la location, la mutualisation, l’occasion, le partage et l’échange, toutes ces alternatives nous rappellent que c’est l’accès à un bien et/ou un service qui est nécessaire, non pas la possession individuelle de celui-ci.

Consommer en circuit court présente le double avantage de maintenir l’emploi local, mais aussi d’avoir accès à des produits que l’on ne transporte pas, donc peu emballés… Et beaucoup plus frais ! Il existe maintenant des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture de Proximité) sur tout le territoire. Il y en a forcément une près de chez vous (voir la liste sur le site Inter AMAP Pays Basque).

Pour un point de vue plus humoristique et afin de trouver de nombreuses astuces concrètes, nous vous invitons enfin à suivre le blog de cette famille qui essaie d’arriver à l’objectif zéro déchet.

Enfin, n’hésitez-pas à partager en commentaire vos bons plans, trucs et astuces. Pour que tout le monde en profite !

Moins de déchets, c’est possible. Alternative n°5

jeudi 27 novembre 2014 à 07:54 | Publié dans semaine réduction déchets | Laisser un commentaire
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Plage de Cenitz. Juin 2010

semaine_europeenne_reduction_dechets_logo-Du 22 au 29 novembre 2014, c’est la semaine de la réduction des déchets, l’antenne Côte Basque de Surfrider vous propose, chaque jour, une alternative pour produire moins de déchets chez soi. Aujourd’hui, intéressons-nous aux emballages plastiques alimentaires.

De la fabrication à la poubelle, le temps d’usage des contenants plastiques reste court comparé à la durée de vie des déchets produits. Ils finiront :

Soit enfouis dans une décharge pour des centaines d’années, à moins qu’un épisode climatique sévère ne les mettent à jour (comme à Beaucens par exemple) et les dispersent dans l’environnement ;
Soit incinérés en produisant des gaz toxiques ;
– Ou recyclés pour ceux qui peuvent l’être.

Attention, il existe plusieurs types de plastiques et tous ne sont pas recyclables. Pour faire simple, seuls les bouteilles et flacons se recyclent (et pas les sacs, films souples, pots et barquettes).

Bac de tri ou poubelle ? Vous doutez ? Retournez l’emballage pour chercher le code en triangle obligatoire, souvent très petit et peu visible. Il existe 7 classes de plastiques, seules les deux premières sont recyclables (en savoir plus) :

01_PETECLASSE 1 : le PET ou PETE (Polyéthylène Terephthalate). Il est utilisé pour les bouteilles de boissons gazeuses, d’eau minérale, d’huile de cuisine, pour sa transparence, sa résistance aux chocs, son faible poids et son imperméabilité à l’eau. Il est actuellement le plastique le plus recyclable. Une étude récente a démontré qu’au delà d’un certain temps de stockage de l’eau dans une bouteille en PET, un phtalate probablement cancérigène pourrait s’y développer. Il est donc déconseillé de réutiliser une bouteille en PETE.

02_PEHDCLASSE 2 : le PEHD ou HDPE (Polyéthylène Haute Densité). Il représente 50% du marché et se retrouve dans les bouteilles de jus de fruits, de détergents… Il est opaque ou translucide, rigide, résistant aux chocs, étanche, et imperméable aux corps gras. Ce plastique est recyclable.

03_PVCCLASSE 3 : le PVC noté aussi simplement V (Polychlorure de vinyle). La fabrication et l’incinération de ce plastique rejettent des dioxines, des substances cancérigènes et des disruptifs hormonaux. Ce plastique n’est pas recyclable. C’est le 2ème plastique utilisé dans le monde (20% de l’ensemble des plastiques) après les polyéthylènes (32 %). Les emballages en PVC sont utilisés dans la plupart des supermarchés et des épiceries pour emballer le fromage et la viande.

04_PELDCLASSE 4 : le LD-PE ou BD-PE ou PE-BD (Polyéthylène basse densité). Ce plastique n’est pas recyclable. Il est utilisé pour certains sacs, emballages ou barquettes alimentaires souples.

05_PPCLASSE 5 : le PP (Polypropylène De faible densité). Il concilie des propriétés chimiques, thermiques et électriques. Il n’est actuellement pas recyclable en dehors de l’industrie. Seuls les bouchons en PP des emballages sont recyclables. Il est présent aussi essentiellement dans les objets comme la vaisselle en plastique, les récipients alimentaires réutilisables, des pots de yaourt ou de crème, les emballages de margarine…

06_PSCLASSE 6 : le PS (Polystyrène). Le polystyrène peut laisser filtrer du styrène, un cancérigène potentiel qui peut être également un disruptif hormonal. Il est facile de l’éviter en utilisant des tasses en verre ou en porcelaine au lieu des tasses en plastique, en évitant les couverts en plastique. Ne jamais chauffer les aliments dans des récipients en polystyrène. Ils fondraient dans votre nourriture et rejetteraient des gaz toxiques).

07_otherCLASSE 7 : Cette catégorie comprend tous les types de plastique qui ne sont pas inclus dans les autres catégories. Signalons ainsi le polycarbonate (PC) . La plupart des biberons et certaines tasses pour bébé sont faits de polycarbonate translucide et rigide, tout comme les bonbonnes d’eau de 20 litres et certaines de 3,5 litres. Le problème : le polycarbonate contient du bisphénol-A, un produit chimique œstrogénique et un disruptif hormonal chez les animaux de laboratoire. Des études ont démontré que le bisphénol-A présent dans le plastique pouvait s’exfiltrer s’il était chauffé ou après une utilisation prolongée. Cette possibilité d’infiltration est une raison supplémentaire de choisir l’allaitement. Quand vous utiliser un biberon, choisissez-en plutôt un en verre de sécurité ou en plastique opaque.

Même si on ne peut pas supprimer les emballages plastiques de notre vie quotidienne, il existe de nombreuses alternatives :
– choisir systématiquement des produits peu ou pas emballés,
– privilégier le verre ou le carton,
– sélectionner des emballages durables ou réutilisables,
– mais aussi faire soi-même (des sablés maison rangés dans une boite métallique, des yaourts dans des pots en verre…)

C’est la semaine de réduction des déchets. Agissons !

vendredi 21 novembre 2014 à 17:43 | Publié dans semaine réduction déchets | Laisser un commentaire
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semaine_europeenne_reduction_dechets_logoDu 22 au 29 novembre 2014, c’est la semaine de la réduction des déchets, l’occasion de mettre le nez dans ses poubelles et de proposer chaque jour une alternative pour produire moins de déchets chez soi.

Actuellement sur les 350 millions de tonnes de déchets que les ménages génèrent, un peu plus de 205 millions de tonnes sont recyclées, 120 millions de tonnes sont enfouies, 23 millions de tonnes sont incinérées et le restant est utilisé comme épandage.

L’enfouissement pose toujours le risque de contaminer les nappes phréatiques, de polluer les sols et les cours d’eau (comme se fut récemment le cas avec la déchetterie de Beaucens, à côté de Lourdes, où, suite aux crues de l’hiver 2014, les déchets enfouis se retrouvèrent dans le Gave de Pau et ensuite dans l’Océan). Lire notre article à ce sujet.

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Quand nos déchets sont brûlés, les 2/3 sont valorisés et servent à produire de l’énergie (14,3 tonnes partent dans les 129 usines d’incinération françaises). Cependant, pour les 8 tonnes restantes, leur traitement provoque de nombreux effets néfastes sur la santé (cancers, problèmes cardio-vasculaires, jusqu’aux troubles de la reproduction. Ceci tout en reconnaissant que le traitement des fumées est de plus en plus efficace. Et, pour aller plus loin, cette filière d’incinération est la source de production de déchets ultimes de toxicité haute pour lesquels aucune valorisation n’existe pour le moment, et qui sont pourtant bien stockés quelque part  ! (En savoir plus).

Si l’on remplaçait nos plastiques par du verre, du bois ou du papier, il faudrait plus d’énergie pour produire ces objets et pour les transporter, on augmenterait donc globalement nos rejets de CO2. En choisissant le biodégradable, on continue à habituer les gens au jetable. Si Le compostable est intéressant, il existe encore trop peu de filières en France et ne concerne qu’une partie de nos déchets.

La seule solution viable sur le long terme (c’est-à-dire durable), c’est de réduire nos déchets, changer nos façons de consommer, en privilégiant les circuits courts et les produits sans emballage.

À une époque où de moins en moins de citoyens s’expriment à travers les circuits politiques traditionnels (perte de vitesse des syndicats, abstentionnisme aux élections), nous sommes de plus en plus nombreux à considérer notre façon de vivre et, entre autres, de consommer comme un engagement à minima. Pourtant si les Etats utilisent eux aussi «l’arme» du boycott, le fait de ne pas acheter certains produits peut avoir un poids. Si cette réflexion sur la consommation pouvait changer les gestes de chaque citoyen, notre société, notre air, nos océans et notre terre s’en porteraient beaucoup mieux.

A partir de demain, et jusqu’au 29 novembre, à l’occasion de la semaine de la réduction des déchets, l’antenne Côte Basque de Surfrider proposera chaque jour une alternative à un déchet commun à tous les foyers. Pour consommer différemment. Pour affirmer notre manière de voir… et espérons le faire évoluer la société pour respecter mieux l’homme et l’environnement.

130 personnes pour nettoyer le Gave de Pau

lundi 6 octobre 2014 à 07:29 | Publié dans décharge de Beaucens | Un commentaire
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Toujours difficile de prévoir le succès d’une opération basée sur le bénévolat, surtout lorsqu’il s’agit de s’attaquer à un tas d’immondices ! On se disait qu’à 30 ce serait déjà une réussite. Nous étions loin du compte : près de 130 personnes sont venues nettoyer les berges du gave de Pau souillées par les déchets échappés de l’ancienne décharge de Beaucens à 30 km en amont (plus d’informations sur la pollution. Lire aussi l’article expliquant l’origine du désastre sur le site du projet Riverine Input). C’était «un beau samedi passé ensemble ! Merci à tous de vous être déplacés, dépensés, activés. On à pu dégager, enlever, naviguer, marcher et se rencontrer, partager et rigoler! Le soleil était au rendez-vous et c’est, on peu le dire, une franche réussite !» selon les mots du club de rafting Ohlala Eaux Vives, coordinateur de l’opération. Il faut dire que l’organisation était parfaite : micro et sono pour répartir les volontaires à pieds ou en raft sur les zones définies ; prêt de gants et de sacs poubelles ; tournée de ramassage des sacs poubelle remplis ; une bonne collation offerte à la mi-journée par les municipalités avant un deuxième ramassage dans l’après-midi (voir la galerie photo).

Et si l’on peut être fier d’avoir contribué à virer ces kilos plastique des berges du gave, «le sentiment de frustration est bien présent car on a tous l’impression que notre action n’a pas fait grand chose, car il en reste» des tonnes encore. Nous n’avons nettoyé que quelques centaines de mètres alors que le cours d’eau est pollué sur des dizaines de kilomètres… et qu’à la prochaine crue ce sera encore des montagnes d’immondices qui partiront au fil du courant pour descendre le gave de Pau, puis l’Adour et terminer dans l’océan !

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Si le chantier de curage de l’ancienne décharge à bien débuté début septembre, en se rendant sur place, on a du mal à croire que tout sera nettoyé avant l’automne et les fortes pluies habituelles de novembre. A Beaucens, dans l’ancienne décharge, les tas d’immondices ont encore 10 à 20 mètres de hauteur et les pieds dans l’eau. Au milieu des ces montagnes de sacs plastique on prend réellement conscience des méfaits de la société de consommation et du jetable. Parce que des décharges comme Beaucens il y en a des centaines en France, à la merci d’un épisode météo particulièrement violent, prêtes à se vider dans les cours d’eau avoisinants…

« Jeter par terre, et à plus forte raison jeter dans nos rivières, c’est jeter en mer : des tonnes de déchets plastiques se retrouvent ainsi dans l’océan » comme l’explique Philippe Maison de Surfrider Foundation au journaliste de La République des Pyrénées venu rendre compte de la mobilisation (lire l’article complet. Voir aussi le reportage de France 3). Plus que jamais, il faut sensibiliser, militer pour que les comportements changent, surtout en amont, dans les terres loin de la mer parce que c’est de là que viennent 80% des déchets ramassés sur les plages !

Nettoyons les berges du gave de Pau !

jeudi 25 septembre 2014 à 20:08 | Publié dans décharge de Beaucens | Un commentaire
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A l’initiative des communes de Lestelle-Bettarram, Montaut et Saint Pé de Bigorre, avec l’aide des clubs de rafting Ohlala Eaux Vives, Evasi’eau, Traqueurs de Vagues et la Base Nautique de Saint Pé de Bigorre, l’antenne Côte Basque de Surfrider vous invite à venir nettoyer à pied ou en rafting les berges du gave de Pau à Montaut (64800), souillées depuis trop longtemps par les restes de la décharge de Beaucens. Rendez-vous samedi 4 octobre 2014 à 9h30 route de Lourdes à Montaut (plan d’accès) pour un nettoyage qui s’étendra du bassin du pont des grottes et jusqu’au bas de Lestelle Bétharram. Un co-voiturage est prévu depuis Biarritz. Départ à 7h30 des locaux de Surfrider (33 allée du Moura, entre la gare SNCF et l’Atabal). Après le nettoyage, un barbecue-débat est prévu à la mi-journée. Pour préparer au mieux cette action citoyenne, merci de vous inscrire sur le site des Initiatives Océanes ou sur la page Facebook dédiée. Prévoyez des vêtements adaptés et des vieilles chaussures ne craignant pas l’eau. Nous fournissons des gants et des sacs poubelle. Pour plus d’infos n’hésitez-pas à nous contacter.

L’ampleur de la tâche peut rebuter et on a du mal à comprendre comment autant de déchets peuvent se concentrer au même endroit. Un rappel des faits s’impose.
En 1972, les conseils municipaux de 15 communes prennent conscience de la nécessité de gérer collectivement leurs ordures ménagères et décident de créer le Syndicat Intercommunal de Ramassage et de Traitement des Ordures Ménagères (SIRTOM) de la Vallée d’Argelès-Gazost, premier syndicat à se constituer en tant que tel dans les Hautes Pyrénées. Pour rassembler les ordures dans un seul endroit, avec l’accord du maire et du conseil municipal, une décharge est créée le long du gave sur la commune de Beaucens. En 1977, 26 communes sont adhérentes au SIRTOM et bientôt la décharge de Beaucens ne suffit plus. En 1980, on décide de la construction d’une usine de broyage sur le site d’Agos-Vidalos. Elle verra finalement le jour en 1986 permettant la fermeture du site de Beaucens.

Si les problèmes liés aux déchets échappés de la décharge existent depuis toujours (mentionnés par exemple dès janvier 2006 dans le compte rendu du Comité de rivière du gave de Pau, lire page 4), la tournure devient récemment catastrophique avec les crues d’octobre 2012 et celles de juin 2013 : ce sont 10 000 puis 30 000 tonnes de déchets de la décharge de Beaucens qui sont emportés dans le Gave, s’accrochent dans la végétation sur les berges ou descendent le cours d’eau jusqu’à l’embouchure de l’Adour, polluant les quelques 200km de rivière puis l’océan.

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Dès le 21 décembre 2012, la Préfecture met en demeure le SIRTOM de faire réaliser d’importants travaux en vue de protéger l’ancienne décharge. Même si des ramassages manuels sont effectués régulièrement sur les berges (Photos ci-dessus. lire le compte rendu de La Dépêche du Midi et de Lourdes Actu), il faudra attendre l’été 2014 pour boucler le financement du projet et débuter effectivement les travaux de curage de la décharge en septembre 2014 (lire l’article de La Dépêche du Midi) : plusieurs trieuses sont à l’œuvre pour éliminer les 10 000 tonnes de déchets restants dans la décharge. Enfin !

Reste le problème majeur des milliers de tonnes de polluants accumulés le long des berges du gave de Pau et de l’Adour qui continuent de se déverser dans l’océan. La tâche est immense, de la responsabilité de tous. C’est à chacune des communes de mobiliser ses citoyens pour nettoyer son « bout de rivière », mais aussi d’élever la voix, et pourquoi pas, de se plaindre auprès des responsables pour qu’ils aident à trouver des solutions et que cela ne se reproduise plus !

Le samedi 4 octobre nous serons à Montaut pour participer au nettoyage des berges du gave de Pau et pour rappeler que malheureusement l’océan reste le réceptacle final de toutes les pollutions venues de l’amont (consulter à ce sujet le protocole Riverine Input de Surfrider). Pour ce faire, nous proposons que chacun ramasse un déchet sur le plage pour le ramener à la source et le déposer symboliquement sur le tas d’ordures collectées sur les berges du gave de Pau !

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