Mundaka en danger !

mercredi 20 mai 2015 à 07:01 | Publié dans artificialisation | Laisser un commentaire
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Depuis quelques semaines, l’association de surfeurs Mundakako Surf Taldea se mobilise pour avertir les autorités publiques du danger de la disparition de la mythique gauche du spot de Mundaka suite au dragage en cours.

Les tempêtes successives qui ont sévi sur le littoral basque entre janvier et mars 2014 ont accéléré l’érosion de Laida, plage hautement touristique dont les retombées économiques (210 000 visiteurs par an) sont considérables pour la zone. Il est prévu de ramener 40.000 m³ de sable (plutôt que d’attendre que le sable revienne naturellement sur la plage) en provenance du petit port de Mundaka et de la zone intertidale de Laida.

Mais le sable prélevé pour réengraisser Laida est le même que celui qui alimente la vague de Mundaka jusqu’à l’automne où il produit chaque année des tubes de classe mondiale. Or on se rappelle tous qu’en 2003, quand 300.000 m³ de sable ont été prélevés dans le fond de la rivière, les travaux avaient entraîné la disparition pure et simple de cette superbe gauche pendant deux ans, avant qu’elle ne revienne progressivement à la vie à partir de 2006 avec la reconstitution naturelle du banc de sable.

Les surfeurs locaux craignent le pire. Dans un communiqué (à lire ici), ils dénoncent notamment le « manque d’information sur l’impact environnemental des travaux » et posent la question des « effets possibles sur l’écosystème de l’estuaire ». Dans leur déclaration, ils incitent aussi les autorités à « engager une procédure pour déclarer la barre de Mundaka d’intérêt culturel ou d’environnement naturel protégé conformément à la loi sur le patrimoine naturel et la biodiversité », une proposition déjà formulée par Surfrider Foundation Europe.

Pour soutenir les surfeurs locaux, n’hésitez pas à signer la pétition et à participer à la vidéo virale #savemundaka (il suffit de se filmer pendant 5 secondes maximum en disant quelques mots concernant son attachement à la vague et en demandant de la protéger. N’oubliez-pas de porter devant vous une feuille portant l’inscription #savemundaka. Envoyez votre vidéo à info@savemundaka.org).

Pour suivre les derniers développements de l’affaire, vous pouvez vous abonner à la page Facebook dédiée.

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Projection, film documentaire

lundi 14 octobre 2013 à 06:45 | Publié dans vidéo | Laisser un commentaire
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Dans le cadre de ses soirées projection-débat, Surfrider projette le film Le sable, enquête sur une disparition de Denis Delestrac (déjà programmé plusieurs fois sur Arte), vendredi 18 octobre à 18h30, 33 allée du Moura à Biarritz. L’entrée est libre. La projection sera suivi d’une séance de questions-réponses.

Le sable, enquête sur une disparition s’intéresse à l’extraction toujours plus importante du sable sur les littoraux, utilisé dans le béton de l’immobilier, mais aussi pour les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques…

Voir la page Facebook dédiée.

Polémique à Biarritz

mardi 31 janvier 2012 à 13:32 | Publié dans information générale, pollution | 6 commentaires
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Ces jours derniers, une photo et un article publiés sur le site internet Surf Prévention sous le titre Pollution hivernale en bord de mer ont suscité de nombreux commentaires indignés et agressifs sur les réseaux sociaux. On y voit un véhicule municipal en train de vider sa cuve en bordure de la Grande Plage de Biarritz, le contenu rejoignant rapidement le sable. A propos de la photo, l’article parle de liquide non identifié mais suspect et de pollution avant de s’intéresser dans une deuxième partie à la nocivité des produits chimiques en général et à leur présence dans les eaux de baignade.

Nous avons transmis la photo à Christophe Landrin, Directeur des Services Technique de la Ville de Biarritz, en l’interrogeant sur la qualité du liquide qui s’échappe de la cuve, voici sa réponse :

« Depuis toujours le quai est une surface étanche en pierre sur laquelle l’eau de pluie ruisselle. Depuis l’origine, la pente du quai est orientée naturellement vers le sable, histoire d’éviter les rétentions d’eau et les inondations des bâtiments voisins. Nous connaissons bien ces données et mettons donc en œuvre deux moyens d’entretien de ce trottoir urbain très fréquenté et qui subit les agressions habituelles d’un site urbain majeur :

– Un nettoyage quotidien par une laveuse aspiratrice (qui n’est pas sur la photo), elles lave et aspire en même temps. Cette machine ne peut nettoyer que des surfaces planes et sans sable et ramasser le cas échéant des petits papiers et mégots. Les volumes aspirés sont renvoyés dans le réseau d’assainissement pour être traités à la station d’épuration.
– En cas de présence de sable, nous intervenons avec des engins équipés de lames de déneigement pour rassembler ce sable, le charger et l’évacuer. Une fois cette opération réalisée, nous rinçons le quai à grande eau avec une arroseuse de voirie (véhicule de la photo). L’eau utilisée est une eau naturelle qui provient de notre captage souterrain du lavoir Foch (et qui sert par ailleurs pour toutes les voies de Biarritz) sans aucun produit complémentaire, ce qui lui confère une qualité meilleure que celle de l’eau de pluie !

Il eut été intéressant que le relais de l’information partielle que constitue une photo et son jugement approximatif, soit accompagné d’un commentaire renseigné, factuel et complet du fonctionnement d’une collectivité qui ne peut faire n’importe quoi quand elle est certifiée sur sa méthode de gestion de la qualité des eaux de baignades. Si la plage est le quotidien des surfeurs, le souci légitime des défenseurs de l’environnement, elle est aussi l’une de nos préoccupations essentielles et quotidiennes, nous qui avons la charge de l’entretenir et de la proposer aussi propre que possible aux usagers quels qu’ils soient. En espérant que ces informations permettront l’arrêt des divagations des uns et des autres. »

Profitons de la fin de cette polémique pour lancer une réflexion plus globale sur l’entretien de l’espace public et l’utilisation de produits phyto-sanitaires dans les communes du littoral. Lors du Grenelle de l’Environnement, l’Etat a lancé le plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides et engrais chimiques dans l’agriculture et les zones vertes non-agricoles (parc et jardins municipaux) à l’horizon 2018. Qu’en est-il sur la Côte Basque ? Nous allons poser la question aux acteurs concernés. Si vous avez des informations ou des conseils, n’hésitez-pas à les poster dans les commentaires.

Il existe d’ores et déjà quelques documents de référence que l’on peut consulter :
Objectif «zéro phtyo» dans les espaces verts, un guide méthodologique pour les communes du Val-d’Oise
Guide des alternatives au désherbage chimique, Federec Bretagne
Guide méthodologique de la gestion différenciée, CAUE de la Vendée

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